
À la vitesse où se développent les technologies et le Web, on se demande souvent comment les vétérans des SIG vont continuer à se faire valoir face aux succès de masse que connaissent les Google et Microsoft de ce monde.
À l’heure de planifier et faire des choix technologiques, les organisations savent qu’elles doivent offrir des capacités de traitements et d’analyses typiques à leur « logique d’affaires » tout en intéressant les usagers finaux via une interface digne des meilleures applications Web 2.0. Trop souvent, les organisations se résignent à faire UN choix technologique sacrifiant souvent l’un des deux volets.
Sur le blogue de Virtual Earth for Governement, un court billet nous montre un exemple alliant les forces d’ESRI à celles de Virtual Earth. L’auteur dit :
« showing ESRI customers how they can extend their ESRI investments through Virtual Earth as a tool for better visualization, dissemination and collaboration around data created using ESRI ArcGIS tools”
Bien dit : Maximiser leur investissement dans les outils de création de données (et de géo-traitements) d’ESRI tout en maximisant les qualités de Virtual Earth pour la visualisation, la dissémination et la collaboration.
Dans cet exemple, qui illustre la distribution de gens infectés par un virus en corrélation avec des lieux publics tels que des écoles et hopitaux, l’analyse spatiale provient de géo-traitements faits dans ArcGIS dont les résultats sont passés à Virtual Earth grâce à l’API REST/JavaScript de ArcGIS Server 9.3. C’est un bel exemple d’interopérabilité.
Ce genre de capacités nous avaient étés bien démontrées lors des conférences des utilisateurs d’ESRI Canada à Montréal ainsi qu’à l’événement SIG 2007 d’ESRI France en octobre dernier. Je pense que le message doit être martelé chaque fois que c’est possible et cette fois-ci, c’est Microsoft qui en faisait la démonstration lors du ESRI FedUC tenu la semaine dernière à Washington.
Souvent, l’approche à privilégier pour une grande organisation est d’apprendre à vivre avec deux types de solutions (ou plus qu’une!) afin de maximiser les forces respectives de chacune. Ce qui est sûr, c’est qu’il y en aura toujours pour critiquer les interfaces conçues par/pour des experts SIG autant que pour critiquer le manque de capacités d’analyse des mashups faits par des « néo-géographes ».





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