Voici le troisième bilan de l'année, cette fois-ci pour les mois de juillet, août et septembre 2008. L'actualité et certains événements ont fait ressortir d'autres tendances, complémentaires à celles (six) déjà identifiées précédemment lors des deux premiers bilans 2008. Il est question de la séparation de l'offre grand public, de l'organisation des SDI et de la perturbation de l'offre en mobilité.
RETOUR SUR LES BILANS DU PREMIER (Q1) ET DEUXIÈME (Q2) TRIMESTRES
Les tendances identifiées et abordées dans le bilan du Q1 étaient :
- La maturité de l’Open Source
- Les normes
- La valeur des données
Parlant de normes, c’est en juillet que l’interopérabilité dans le monde des CAD a fait un pas de plus avec l’annonce d’Autodesk et Bentley de mieux échanger entre eux les fichiers CAD. Au mois d’août, l’OGC (Open Geospatial Consortium) adopte l’important et prometteur standard CityGML, rapprochant ainsi les communautés CAD / BIM / 3D / SIG. En septembre, suite à l’adoption du .KML par l’OGC en avril, c’est le .pdf qui tente sa chance auprès de l’OGC principalement poussé par TerraGo.
Les tendances identifiées et abordées dans le bilan du Q2 étaient :
4. Encourager la participation
5. Convergence au profit de la géolocalisation
6. Accent sur le BIM et les infrastructures
Côté participation des usagers, notons par exemple ce trimestre-ci le succès des programmes Map Maker et Cities in 3D de Google ainsi que du projet propre au « libre » OpenStreetMap, qui multiplie les « partys » de cartographie et diversifie ses utilisations avec, par exemple, la cartographie de Beijing supportant la localisation des photos de Flickr lors des Olympiques. Youtube et Flickr facilitent le « géo-tagging » de leur contenu respectif et TomTom reçoit des millions de corrections provenant de ses usagers GPS via Map Share.
LES ACQUISITIONS
Quelques acquisitions ici et là mais rien d’aussi marquant qu’en première moitié d’année. Les toutes dernières rumeurs parlent d’un achat de AOL (MapQuest) par Yahoo! suivi immédiatement d’un achat par Microsoft! On sait que Yahoo! a fait l’objet de spéculations pendant plusieurs mois concernant un potentiel achat direct par Microsoft, ce qui ne s’est pas concrétisé.
En juillet, Quova se paie Verifia pour encore mieux localiser les internautes (géoIP) et en août, FortiusOne achète Mapufacture et lance Finder! et le 1er octobre, Maker!. En septembre, le géant intégrateur Northrop Grumman acquiert la compagnie 3001 International, spécialisée en capture d’images aériennes et vient ici prouver l’aspect stratégique d’une telle capacité et expertise. Autodesk bouge aussi, cette fois-ci en Europe et acquiert 3DGeo, éditeur de logiciels de gestion de modèles 3D urbains et experts CityGML.
LES TROIS TENDANCES DU BILAN DU TROISIÈME TRIMESTRE
7. Séparation de l’offre grand public
L’actualité autour des grands sites de cartographie en ligne nous provenant des géants du Web comme Google, Microsoft et MapQuest a été active comme toujours mais on remarque que Google se taille une place unique au sommet, scindant et redistribuant le reste de l’offre dans d’autres catégories…
Avant de voir plus en détails certains cas, soyons clairs sur la composition d’une offre de cartographie grand public. Les sites à succès incluent le plus possible les composantes suivantes:
- Technologie de recherche
- Technologie pour la localisation cartographique (recherche et géocodage)
- Technologie pour l’affichage cartographique (2D et 3D)
- Technologie pour le calcul d’itinéraires routiers
- Contenu cartographique routier et complémentaire « vectoriel »
- Contenu cartographique en imagerie
- Contenu du Web localisé offrant un contexte à potentiel illimité
- Contenu des usagers (user-generated content)
- Options pour les usagers plus avancés (annotations, import/export, sessions)
- Gamme des APIs disponibles pour intégration dans d’autres contextes SIG et/ou Web
Ces composantes sont importantes et constituent le produit lui-même mais ce n’est pas tout. Ensemble, elles ne comptent que pour un critère sur quatre, car une offre doit être évaluée aussi sous d’autres aspects comme le prix, mais aussi en « popularité » (pouvoir d’attraction, facilité à découvrir, taux d’adoption) et « confiance » (connaissance du promoteur, de ses capacités financières, de son modèle d’affaires et son utilisation des normes). La plupart des gens consomment et utilisent des produits et services en suivant le pattern suivant :
1. ils entendent parler en bien et souvent du service (popularité), 2. ils l’essaient et l’aiment (offre) et décident de 3. l’adopter ou de l’acheter (prix) parce que 4. tout semble indiquer que le service existera toujours demain, évoluera bien et qu’ils ne perdront pas le temps investi (confiance). Toute offre ayant un sérieux problème avec l’un de ces quatre critères est en danger.
Très succinctement, disons que l’offre de Google est complète (les 10 points avec 3D), est populaire, est généralement gratuite. Au niveau de la confiance, les gens savent que Google est là pour rester mais craignent peut-être des changements dans la politique d’utilisation (prix) et/ou l’apparition trop envahissante de publicités sur les cartes.
L’offre de Microsoft est aussi très complète incluant aussi le 3D, est populaire mais beaucoup moins que Google, est généralement gratuite et les gens savent que Microsoft est là pour rester. Mais la stratégie Web de la compagnie n’est pas à la hauteur de ses capacités. Certains usagers craignent peut-être des changements dans la politique d’utilisation (prix), dans le rythme de mise à jour et les investissements dans le contenu (routes, imagerie et 3D) et/ou l’apparition probable de publicités sur les cartes.
Difficile de suivre le rythme des annonces et améliorations que Google donne à ses applications cartographiques que sont Google Maps et Google Earth. Tele Atlas était fier d’annoncer une entente de cinq ans avec Google fin juin, mais certainement plus heureux encore de voir Google laisser de côté les données de NAVTEQ et prioriser l’usage de celles de Tele Atlas. Google ne concurrence pas TomTom, le nouveau propriétaire de Tele Atlas, mais il en est tout autrement face à NOKIA. NOKIA est le nouveau propriétaire de NAVTEQ mais symbolise aussi parfaitement la mobilité et Androïd de Google fait face à la plateforme ouverte de la Symbian Fondation, projet également NOKIA. De plus, le système Map Share de TomTom a déjà permis 3 millions de corrections des usagers GPS en août et le nouveau programme Map Maker de Google ouvert maintenant à plus de 120 pays/territoires représente potentiellement de beaux échanges d’information entre les deux puissantes communautés d’usagers.
Autre élément historique et surprenant : voir le logo de Google, symbole du virtuel « World Wide Web » sur une fusée ! En effet Google a conclu une entente unique avec GeoEye,qui lançait son satellite GeoEye-1 le 6 septembre. L’entente fait de Google le bénéficiaire unique et exclusif en ligne des images obtenues par le nouveau satellite. Les premiers clichés du satellite ont été montrés à peine un mois après son lancement
Microsoft a une stratégie quelque peu différente, notamment en matière d’acquisition d’images aériennes et de production de modèles 3D, mais peine tout de même à se faire adopter par les internautes. Malgré tous ces investissements et l’achat en février du populaire service en Angleterre MultiMap, l’Europe n’a pas changé ses habitudes, et en Amérique du Nord, les internautes préfèrent toujours MapQuest et de plus en plus Google Maps.
Comme je le soulignais en août , la marque MapQuest est encore très présente à l’esprit des internautes nord-américains et malgré peu d’innovations récentes (trop peu trop tard) représente encore aujourd’hui le site produisant le plus de cartes, mais n’offre pas de 3D et moins d’information et de contexte Web que Google ou Microsoft.
En Europe, les joueurs d’une taille plus modeste et/ou ayant une couverture géographique plus ciblée comme Mappy ou ViaMichelin, poursuivent leurs efforts de développement technologiques et l’enrichissement en contenu. Mappy s’est associé avec Hachette (Guide du Routard) en juin pour bonifier ses points touristiques (hôtels, restaurants) et annonçait en juillet des ententes en mobilité avec Mobile Distillery et SFR.
ViaMichelin lance la zone Labs en juillet après avoir présenté fin juin une API pour les applications en Tourisme. À noter aussi que ViaMichelin alimente sa cartographie des images satellites et aériennes de Microsoft Virtual Earth depuis la version bêta présentée en avril dernier.
L’apparition de GoFalk en juillet sur ce marché déjà fort bien servi ne semble pas modifier la popularité de Google Maps qui, comme le montre cette requête dans Google Trends, dépasse Mappy en 2008, qui était déjà bien au devant de ViaMichelin.
Est-ce que Le groupe PagesJaunes qui détient Mappy, et Michelin qui possède ViaMichelin sont satisfaits du rendement de leurs filiales cartographiques ? Devraient-ils maximiser ce qui les rend uniques en investissant toutes leurs ressources sur ces aspects qui les distinguent ? Devraient-ils céder quelques aspects de leur offre cartographique en intégrant une partie de l’offre de Google ou Microsoft ? Est-ce que Microsoft devrait tenter un achat, comme pour Multimap en Angleterre? Ce ne sont que des questions mais plusieurs y pensent. Maporama, qui n’est pas supportée par d’aussi grands groupes, se retrouve quant à elle depuis mi-septembre en difficulté.
8. L'organisation des SDI
Comme une suite logique au point précédent traitant des sites cartographiques des géants du Web, le cas des SDI est également ressorti très distinctement dans l’actualité, les conférences, les colloques (surtout GeoWeb 2008) et même dans certains appels d’offres au cours des derniers mois. Par SDI, nous entendons « infrastructure de données géospatiales » généralement mise en place, alimentée et financée par les autorités gouvernementales d’un pays (NSDI pour National), d’une province ou d’un état. Il existe même une organisation appelée GSDI (G pour Global), dont est membre Ressources Naturelles Canada, qui tente de rassembler le plus d’organisations possible autour du projet de mettre en place des NSDI et de les connecter un jour ensemble pour avoir une vue complète du monde, une GSDI.
Je cite pour une troisième fois Ed Parsons de Google à propos des SDI :
“… tout le monde semble d’accord pour dire que le principal défi technique, à la fois le plus soluble, vient des organisations qui restreignent le partage des données, et incidemment, la complexité et les coûts de développement de SDI nationale et régionale qui en découlent et qui limitent le progrès. »
Actuellement, un certain mouvement tend à vouloir livrer des résultats plus rapidement, de façon itérative, tel que nous l’enseigne le Web afin de casser le moule des réunions interminables et innombrables, des habitudes du « grand design/over design » et de l’obsession de la perfection et du 100% fait ICI. En effet, on voit apparaître des SDI hybrides, peut-être incomplets, mais légers, simples et accessibles et faisant appel aux globes 3D de Google ou Microsoft. C’est le cas de GeoBC et du District de Columbia que nous abordons plus bas.
Bien sûr, une SDI implique de l’information géographique (IG), des technologies et un savoir-faire ainsi que des bonnes pratiques (méthodes, standards, processus). Les agences de cartographie des provinces, états et pays détiennent l’IG, les technologies offertes par l’industrie sont de plus en plus abondantes et adéquates et des associations et groupes normatifs comme l’OGC se chargent des méthodes et standards. La maturité de ces trois aspects fait avancer les projets de type SDI plus que jamais auparavant.
Les normes de l’OGC (Open Geospatial Consortium) ont largement contribué à la mise en place de ces infrastructures afin d’assurer le meilleur niveau possible d’interopérabilité entre systèmes et d’indépendance face aux formats et technologies propriétaires. À l’inverse, les travaux autour des SDI ont aussi largement contribué à la définition et à l’adoption des normes de l’OGC. Disons que l’OGC et les SDI sont intimement reliés. Le CNIG (Conseil National de l’Information Géographique) est devenu membre de l’OGC en juin 2008 et a rejoint l’IGN de France et Ressources Naturelles Canada / GéoConnexions.
Soulignons l’entrée en vigueur le 1er juillet en Suisse de la loi sur la géoinformation (LGeo) venant appuyer et valoriser l’infrastructure nationale des géodonnées (INDG) déjà bien en place. Selon swisstopo, il s’agit « … d’un pas de plus pour la Suisse vers une meilleure utilisation et une rentabilisation des données à référence spatiale au niveau national. Dès lors, cette loi contribue largement à la croissance économique, à l'amélioration de l'environnement, au développement durable et au progrès social ».
La France, via l’IGN, multiplie les efforts pour faire valoir ses données via le Géoportail et son API ouverte en avril dernier, son partenariat avec Microsoft Virtual Earth et des résultats en ligne fin juin, son adhésion à l’OSGeo en juillet, ses nouveaux GPS en septembre et ce 1er octobre, le lancement d’Édugéo, un portail pour élèves et professeurs.
La directive INSPIRE adoptée par le parlement européen et entrée en vigueur en mai 2007 établit un calendrier précis sur la mise en place progressive de composantes de ce que sera cette infrastructure d'information géographique dans la Communauté européenne (voir une fiche sur GeoRezo.net). INSPIRE se décrit comme une initiative ambitieuse qui “ intends to trigger the creation of a European spatial information infrastructure that delivers to the users integrated spatial information services.” Le CNIG et l’AFIGéO en France, et les regroupements et coalitions plus larges comme eSDI-Net+ et EUROGI informent, préparent et accompagnent leurs membres dans cette sérieuse démarche.
Au Canada, c’est la Colombie-Britannique qui fait parler d’elle en juillet avec l’initiative « GeoBC on Google Earth » accessible en suivant ce lien.Il s’agit en fait d’un site qui offre clairement aux internautes qui utilisent Google Earth la possibilité de visualiser de l’IG officielle de la C-B simplement en suivant un lien qui en fait, ouvre un fichier de format .KML à même Google Earth. L’entente promet également que ces données seront disponibles à partir de Google Earth et ainsi “make it that much easier for citizens, business interests, environmental groups or anyone interested in coming here to be able to look at B.C., query what they want to look at and get the answer they want.”
Le 15 juillet, Google annonçait la disponibilité des premières villes en 3D suite à l’ouverture de son programme « Cities in 3D « inauguré en avril, et juin pour l’Europe. Barney Krucoff, GIS Manager du bureau du “CTO” du District de Columbia défendait merveilleusement bien sa position quant au choix de diffuser plus de 84 000 modèles 3D sur Google Earth:

- La bonne chose à faire : Pour le District de Columbia, les données créées avec des fonds publics doivent être disponibles au public;
- Parce que tous les quartiers peuvent bénéficier du 3D : … et pas seulement le centre-ville;
- Nous obtenons de meilleures performances en 3D à partir du « cloud » par rapport à ce que nous pouvons nous payer : … sans avoir à s’offrir des ordinateurs hautes performances pour tous nos employés. Nous souhaitons que ceux-ci utilisent Google Earth, tout comme le public.
- Nous voulons communiquer avec nos citoyens : … en ayant l’attention des payeurs de taxes qui comprennent un peu mieux ce que nous faisons, nous pouvons maintenant rendre disponibles plus de 200 jeux de données.
Le Canada a son infrastructure, l’ICDG (Infrastructure canadienne de données géospatiales), qui est gérée par le programme national GéoConnexions lancé en 1999 avec un budget de 60 millions de dollars jusqu’en 2005. Le programme visait à élaborer les politiques et les normes, développer les technologies et mettre en place des partenariats pour la construction de l’ICDG. Pour ses efforts entre 2005 et 2010, GéoConnexions est maintenant doté d’un nouveau budget de 60 millions afin de maintenir, bonifier et améliorer l'infrastructure. Les trois sites suivants montrent bien l’étendue des services et données du Canada : L’Atlas du Canada affiche diverses cartes alors que des données sont disponibles gratuitement sur Géobase et Géogratis (données thématiques).
Et le Québec? Certains projets le font avancer, comme en témoigne cette entente pour l’appareil gouvernemental du mois d’avril dernier appelé « ACRI » pour approche de coopération en réseau interministériel sur l’IG. Autrement, la province s’exprime via son portail Le Québec Géographique où l’on retrouve des liens vers des services en ligne faisant appel à la cartographie et pour les professionnels de l’industrie ayant des besoins en données, via Géoboutique Québec du ministère des Ressources Naturelles et de la Faune, notre « IGN » provincial.
9. La perturbation de l’offre en mobilité
Il y a d’un côté, les GPS et les PND (personal navigation device) de compagnies comme Garmin, TomTom, Magellan, Mio, et de l’autre, les téléphones intelligents, les « smartphones ».
Du côté des téléphones, NOKIA domine car il possède plusieurs ingrédients permettant le positionnement et la navigation. À commencer par de bons appareils mais aussi une excellente cartographie routière de sa filiale NAVTEQ, une technologie de cartographie et de navigation par le biais de Nokia Maps et un OS (système d’opération) ouvert Symbian. Nokia investit également en recherche pour du positionnement intérieur basé sur les points d’accès Wi-Fi des grands édifices et en milieu urbain.
Mais le potentiel du côté des téléphones intelligents va au-delà des fabricants eux-mêmes, il s’agit d’avantage d’une question de plateforme et de systèmes d’opération. Un article paru sur Wired Magazine présentait la stratégie et le potentiel derrière la nouvelle plateforme Androïd de Google.
On remarque que, avant de pouvoir connaître le succès d’Androïd, l’année 2007 a été marquée par l’apparition soudaine du iPhone et par la dégringolade de Palm et Symbian, au profit de Microsoft et Linux.
Plus une plateforme sera adoptée par différents fabricants et opérateurs, plus la communauté de développeurs de solutions sera poussée et/ou tentée par l’OS en question, faisant ainsi fleurir l’offre et les services à valeur ajoutée.
L’actualité n’en avait que pour le iPhone cet été qui, via son App Store, permet aux développeurs de soumettre et ensuite vendre facilement leurs applications dont la plupart profite du GPS intégré du iPhone2. Une simple rumeur à l’effet que TomTom soit prêt avec une plateforme de navigation compatible à l’iPhone et tout le Web ne parlait que de ça...
Androïd de Google adopte une approche plus libérale et ouverte qu’Apple et y va avec une approche « market » plutôt qu’avec un « store » et ce, sans droit de regard sur les applications qui s’y retrouveront. Le premier téléphone Androïd a été présenté le 23 septembre par T-Mobile sur un appareil HTC, qui sera disponible fin octobre.
Comment les GPS et PND peuvent-ils rivaliser avec les smartphones si ce n’est que par un écran plus grand et une interface plus simple et dédiée à la navigation ? Une partie de la réponse passe par la connectivité et une communication bidirectionnelle afin de recevoir en temps réel de l’information sur le trafic et la météo ainsi que les corrections apportés par la collaboration de masse des autres usagers. Le trafic en temps réel représente même un domaine d’affaires en soi.
Déjà fin août, TomTom annonçait pour l’Europe le TomTom GO x40 LIVE, où l’option LIVE donnait accès à des services tels que le HD Traffic, la safety alert (alertes sur les photo-radars), la recherche de stations service au meilleur prix et la recherche locale parmi les POI (Points of Interest) de Google, contre un abonnement mensuel. Le fabricant Mio débute à peine avec une telle offre ce mois-ci avec le modèle Moov 380 disponible à Taiwan.
Pour une offre massive en PND connecté, les analystes spécialisés de ABI Research parlent du ralentissement économique et de certains délais dans l’arrivée d’une offre plus variée. Cette firme prévoit tout de même que 34% des PND seront connectés d’ici 2013.





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