Par François GOULETTE - Article paru dans la revue XYZ - No 119 - Juin 2009 - 2e trimestre 2009
Les Systèmes Mobiles de Cartographie sont apparus pour répondre au
besoin grandissant de collecte d’informations géographiques. Ils sont
constitués d’un dispositif mobile équipé de capteurs de localisation et
de perception. Parmi eux, les systèmes terrestres à laser permettent
d’effectuer des relevés laser mobiles en environnement urbain, à une
vitesse beaucoup plus importante que les systèmes fixes. Dans cet
article, nous en présentons les principes et quelques systèmes
existants puis discutons de leur intérêt comparé.
SIG et Systèmes Mobiles de Cartographie
On observe depuis quelques années un fort développement des “Systèmes
d’Information Géographique” (SIG), popularisés auprès du grand public
par les bases de données routières embarquées ou la navigation
virtuelle dans des villes en 3D, mais aussi tirés par d’autres usages.
Rappelons qu’une base de données cartographiques collecte des
informations structurées de façon géographique, et qu’un SIG est un
système informatique permettant de gérer ces informations :
interrogation, visualisation, renseignement de la base, etc. De fait,
ce type de bases de données apporte des avantages pour de nombreuses
applications [DEN04].
Le relief et la troisième dimension ont fait leur apparition dans les
SIG depuis plusieurs années : modèles ajoutant l’information
d’altitude, dits “2D et demi”, comme les Modèles Numériques de Terrain
(MNT), de Surface (MNS) ou d’Élévation (MNE) ;modèles 3D avec surfaces
et volumes. Le développement très rapide et grand public du rendu
virtuel de villes en 3D, avec par exemple Virtual Earth (Microsoft)
[Web VirtualEarth], le Géoportail (IGN) [WebGéoportail] ou Google Earth
(Figure 1) [Web Google Earth], en a démontré l’intérêt. On peut
également citer d’autres applications des SIG, trouvant un avantage à
l’information 3D : aménagement urbain, architecture et planification
urbaine, voirie, génie civil ; choix de tracés routiers ou
ferroviaires, transport ; protection civile ; protection
environnementale, gestion de ressources naturelles (les forêts par
exemple), géologie ; guidage et localisation par systèmes de navigation
personnels (automobilistes) ou directement sur téléphone mobile
(piétons) ; applications militaires ; simulation, jeux virtuels ;
tourisme virtuel.

Pour répondre à la demande de développement des SIG, il est nécessaire
d’être en mesure de collecter de grandes quantités d’informations
géo-référencées et d’avoir accès aux informations pertinentes aux
nouveaux usages. Actuellement, le procédé le plus couramment employé
utilise des images aéroportées. Ce procédé permet un relevé à grand
rendement d’une zone terrestre étendue, et la génération de Modèles
Numériques d’Élévation par des méthodes de stéréoscopie. Il est
également possible d’utiliser des clichés d’origine satellitaire.
Enfin, l’utilisation de scanners laser (LIDAR) embarqués sur les avions
se développe pour la réalisation de MNE. Ces différentes méthodes sont
exploitées pour générer des modèles 3D de zones. La réalisation de
modèles de grande précision de bâtiments peut être faite par des
procédés de photogrammétrie ou de relevé laser au sol (fixe). Ces
méthodes sont employées par les géomètres et topographes, ainsi que par
les architectes.
Les systèmes de relevés de données terrestres mobiles, appelés
“Systèmes Mobiles de Cartographie” (Mobile Mapping Systems), ont fait
leur apparition depuis une dizaine d’années. Ils présentent l’avantage
d’assurer des couvertures de larges zones en un temps court, avec une
précision plus grande et plus près du détail souhaité que les systèmes
aéroportés.
Développés à l’origine comme prototypes dans des laboratoires
universitaires, certains systèmes commerciaux ont fait leur apparition
sur le marché des fournisseurs de données géographiques. Intermédiaires
entre les dispositifs aéroportés et les relevés terrestres fixes, ils
ont initialement concerné la prise de photographies embarquée, et cette
application est encore très demandée : par exemple, informations
collectées pour Google StreetView [Web StreetView], ou relevé de
données routières comme les panneaux et marquages. Plus récemment, en
ajoutant des scanners laser sur ces systèmes, ils ont permis de
répondre à de nouveaux usages de relevés laser mobiles. Par rapport aux
relevés laser fixes, les relevés mobiles permettent une plus grande
vitesse d’acquisition et rendent techniquement et économiquement
accessibles des chantiers qui ne l’étaient pas auparavant.
Dans la suite de cet article, nous présentons tout d’abord le principe
des relevés laser par Système Mobile de Cartographie, et quelques
systèmes existants. Ensuite, nous proposons une discussion sur
l’intérêt de ces systèmes. Enfin nous concluons et présentons des
perspectives.
Relevés laser fixes et mobiles
Le principe des scanners laser pour le relevé d’informations
tridimensionnelles est connu depuis plusieurs années et de nombreux
systèmes commerciaux sont disponibles. Un rayon laser, projeté en
direction d’une surface, va mesurer la distance entre sa source
lumineuse et la surface. Plusieurs solutions techniques sont utilisées
pour cela, dont principalement la triangulation, la mesure du temps de
vol impulsionnel, et la mesure du temps de vol modulé (mesure de phase)
[GOU02]. Connaissant la direction d’émission du rayon laser et la
distance, il est possible de calculer les coordonnées
tridimensionnelles du point ainsi relevé. Un balayage (scan) du laser
suivant différentes directions permet de mesurer un ensemble important
de points 3D dans l’espace environnant. Cet ensemble de points 3D,
généralement appelé “nuage de points”, constitue le scan laser ou
relevé laser.
De façon classique, le balayage se fait selon deux directions
perpendiculaires de rotation et l’ensemble du système est placé en un
point donné d’observation. C’est le principe des relevés laser fixes.
Le procédé est maintenant bien connu et maîtrisé. Il permet de
numériser une zone observable d’un point particulier, de façon simple,
rapide et précise. Les distances couvertes, résolutions entre points,
précisions et vitesses d’acquisition, sont variables selon les
systèmes. En ordres de grandeur, les distances couvertes sont de
l’ordre de la centaine de mètres, les résolutions entre points de
l’ordre de la dizaine de centimètres, les précisions de l’ordre du
centimètre, les vitesses d’acquisition entre la dizaine et la centaine
de milliers de points par seconde. Lorsqu’on souhaite numériser une
zone importante, il est nécessaire de faire plusieurs acquisitions à
des points d’observation différents, puis de mettre dans un référentiel
commun (recaler / consolider) les différents relevés. L’opération de
recalage se fait de plusieurs façons possibles, par des mires de
recalage positionnées dans la scène, ou par l’identification précise
des différents points de prise de vue (relative ou absolue, avec
théodolites ou GPS par exemple).

De façon différente, les relevés laser mobiles utilisent des véhicules
porteurs pour se déplacer plus rapidement. Deux approches existent,
appelées “Stop-and-Go” et “On-Drive”. L’approche “Stop-and-Go” est
assez similaire à l’approche décrite ci-dessus pour les relevés fixes,
la différence étant que le scanner laser est monté sur un véhicule et
qu’il se déplace plus rapidement de point d’observation en point
d’observation. L’approche “On-Drive” est en revanche différente,
puisque l’acquisition se fait au cours du déplacement du véhicule, et
que ce déplacement constitue lui-même l’une des directions de scanning.
Nous développons depuis 2002 une plate-forme expérimentale de Système
Mobile de Cartographie appelée LARA-3D [GOU06]. Il s’agit d’une
plate-forme d’étude et d’appui aux travaux scientifiques, ayant déjà
connu plusieurs versions, et qui effectue notamment des relevés laser
du type “On-Drive”. La Figure 2 présente une illustration du principe
de relevé laser par système mobile, avec le prototype LARA-3D(version
2008). Les points 3D couleur sont des points relevés par le scanner
laser, et colorisés par des caméras [DES09]. Ces données sont ici
superposées à un Modèle Numérique de Surface (MNS) obtenu par des
prises de vues aériennes, fourni par l’IGN(points gris). L’approche
choisie pour notre plate-forme, qui en fait son originalité et son
intérêt, repose sur les points suivants : il s’agit d’une part d’un
système intégré d’acquisition et de traitement de données “temps réel”
; d’autre part, d’un système générique par rapport aux applications, à
la fois urbaines et routières et déclinées avec différentes variantes ;
enfin, nous cherchons à avoir un système “bas coût”, ayant choisi d’une
part de conserver des capteurs de localisation de moyenne gamme, et
d’autre part compte tenu de l’approche intégrée et temps réel.
Bien que le principe des systèmes mobiles de cartographie soit apparu
il y a moins d’une dizaine d’années, de nombreux prototypes existent
déjà de par le monde ainsi que des premiers systèmes commerciaux. Parmi
les prototypes, nous pouvons par exemple citerVLMS (Univ.Tokyo),
Stereopolis-2 de l’IGN. Parmi les systèmes commerciaux, StreetMapper
(3DLM) (Figure 3), Optech, DAVIDE (GIOVE) [BAR08, ELL02].
Structure technique des Systèmes Mobiles
Pour un système mobile “On-Drive”, les fonctions techniques principales
à assurer sont : un relevé laser embarqué selon une première direction
de balayage ; le déplacement du véhicule ; l’identification précise de
la position et de l’orientation du scanner au moment du relevé ; la
combinaison de toutes ces informations provenant de différents
capteurs. Ceci implique la structuration que l’on trouve actuellement
dans tous les systèmes existants, en quatre sous-systèmes : scanner
laser ; véhicule ; Système de Position et d’Orientation (Position and
Orientation System, POS) ; informatique embarquée.
En effet, deux grandes fonctions sont essentielles à la production d’un
relevé laser : (1) le relevé d’une distance à une surface le long du
rayon laser ; (2) le balayage de l’espace par le laser en même temps
que la mesure de la position et de l’orientation de balayage. La
première fonction est réalisée, selon les différents procédés
mentionnés ci-dessus, par un EDM (Electronic Distance Meter). La
combinaison de cette fonction avec la fonction de balayage et de
mesure, permet d’avoir un “Scanner”. Dans le cas des systèmes fixes, il
est nécessaire d’avoir un double balayage. Pour les systèmes mobiles,
un balayage selon une seule direction peut suffire, le deuxième
balayage étant assuré par le déplacement du véhicule. En revanche, il
est nécessaire d’identifier précisément la position et l’orientation du
scanner (géo-référencement) au moment du relevé, sans quoi la mesure
effectuée est incomplète pour calculer des points 3D.
Le POS (Système de Position et d’Orientation) permet de connaître la
position et l’orientation du véhicule en tout point de sa trajectoire.
Pour cela, il utilise généralement plusieurs capteurs de localisation
dont les informations sont combinées (fusionnées), et en particulier un
GPS et une Centrale Inertielle. Le GPS permet demesurer la position sur
la Terre du véhicule mais n’est pas suffisant pour connaître
l’orientation. C’est la Centrale Inertielle (Inertial Measurement Unit,
IMU) qui permet d’obtenir cette information. Une Centrale Inertielle
est un capteur constitué de trois accéléromètres et trois gyromètres.
Seule, elle ne permet que d’avoir des informations dérivées de la
position et de l’orientation. Ces informations doivent être intégrées
(Inertial Navigation System, INS), et combinées par une fusion
d’information du type “filtrage de Kalman”, dans un système couplé de
type GPS-INS dont le principe est désormais bien connu. On peut
compléter ces informations par d’autres capteurs, comme par exemple des
odomètres, qui mesurent la position ou la vitesse des roues du
véhicule. Il existe plusieurs POS commerciaux adaptés aux Systèmes
Mobiles de Cartographie, par exemple Applanix POS-LV (qui équipe de
nombreux systèmes), ou IGI (qui semble équiper de façon exclusive
StreetMapper).

Le POS est un élément critique pour un Système Mobile de Cartographie.
En effet, la production de points 3D précis exige un géo-référencement
également précis du véhicule. Idéalement, pour que les systèmes mobiles
puissent concurrencer la précision fournie par les systèmes fixes, les
ordres de grandeur attendus en termes de précision du POS sont de
l’ordre du centimètre en position et du degré en orientation. Or les
informations INS sont soumises à dérive au cours du temps (intégration
de données dérivées), ce qui est normalement compensé par l’information
GPS mais pas toujours de façon correcte : cette information peut être
manquante (tunnels, masquages par les arbres, corridors urbains) ou
altérée, particulièrement en milieu urbain (multi-trajets à cause des
réflexions sur les façades).Ainsi, les POS ont actuellement du mal à
garantir en toute situation la qualité de service attendue par les
utilisateurs.
Les scanners laser utilisés sont également des pièces importantes, dont
les caractéristiques demandent à être adaptées à celles de l’ensemble
du système. Ces caractéristiques sont notamment la vitesse
d’acquisition et la résolution de balayage, la précision de mesure, la
portée. En réponse à une demande croissante et aux besoins techniques
spécifiques sur ce segment, plusieurs constructeurs ont commencé à
proposer des scanners dédiés aux applications de relevé mobile, avec
par exemple : Lynx (Optech),VQ-250 (Riegl), Photon (Faro).
Comparaison et discussion
Les systèmes mobiles suscitent actuellement un engouement important
pour les relevés laser. Pour autant, vont-ils remplacer les systèmes
fixes ou simplement offrir une nouvelle modalité d’acquisition ? Pour
éclairer cette question, nous reprenons une comparaison réalisée sur la
base de deux tests de relevés laser, effectués sur une même portion
urbaine avec des systèmes fixe et mobile (Rue Soufflot, Paris 5e ;
largeur : 140 m, hauteur : 30 m) [YOO09]. Le scanner fixe est un
système commercial (VXTrimble). Le relevé a demandé 6 stations (points
d’acquisition) et un recalage des scans entre eux. Le scanner mobile
est la plate-forme LARA-3D. La Figure 4 présente les relevés obtenus
selon les deux procédés : fixe, en haut (les fausses couleurs
correspondent aux scans successifs ensuite consolidés) ; mobile, en bas
(relevé représenté d’un seul côté).
Si l’on compare les temps de calcul, on observe sur cette portion de
rue un gain de temps considérable, d’environ un facteur 10. En effet,
le relevé par scanner fixe (VXTrimble) a demandé un temps total
d’acquisition et de génération du nuage de points consolidé d’environ 6
heures. Le relevé par système mobile (scanner IBEO LD monté sur
LARA-3D), avec une vitesse de véhicule d’environ 9 km/h, a demandé un
temps total d’acquisition et de génération du nuage de points d’environ
40 minutes. De plus, le système mobile a numérisé les deux côtés de la
rue (contre un seul côté avec le système fixe), et enfin les temps de
génération du nuage de points sont appelés, à terme, à être réduits
voire intégrés au moment du parcours. Il est toutefois à noter que les
conditions opératoires n’ont pas été optimisées et que le test effectué
n’a qu’une valeur indicative.

Un deuxième critère de comparaison est la qualité du relevé laser.
Plusieurs éléments sont à prendre en considération que l’on peut
catégoriser ainsi : précision, résolution et homogénéité, complétude.
La précision des points 3D est une question qui se pose de façon
spécifique dans les systèmes mobiles par rapport aux systèmes fixes car
elle dépend du système de localisation (POS). Actuellement les POS ne
garantissent pas la qualité de service en termes de précision. Par
ailleurs, la caractérisation de la précision de données issues des
systèmes mobiles est un domaine sur lequel peu de travaux existent
actuellement [BAR08]. La résolution, latérale et horizontale, est un
paramètre adaptable à configurer en fonction des besoins. Lorsque le
balayage est angulaire, la résolution des points mesurés dépend de la
distance d’observation, ce qui peut amener des résolutions non
homogènes. Ceci présente plusieurs inconvénients, que ce soit de
sous-densité ou inversement de sur-densité. Ce problème n’est pas
spécifique aux systèmes mobiles mais se pose différemment des systèmes
fixes. La complétude concerne le problème des zones occultées,
produites par les “ombres” d’objets indésirables au moment du relevé,
comme les véhicules, piétons, arbres, etc. Ce problème n’est pas non
plus spécifique aux relevés mobiles mais ils offrent probablement moins
de liberté qu’avec les stations fixes pour choisir un point de vue
adapté. En conclusion, les systèmes mobiles ne répondent actuellement
que partiellement aux besoins sur la qualité des relevés, en
particulier sur la précision des données. L’analyse des critères de
qualité permet toutefois de travailler sur la conception de ces
systèmes pour mieux répondre aux besoins [YOO09].
Conclusion
Les systèmes mobiles de cartographie à scanner laser ouvrent de
nouvelles possibilités aux relevés laser en environnement urbain. Cet
article en a présenté le contexte de développement, les principes,
quelques prototypes et systèmes commerciaux, et une comparaison entre
relevés fixe et mobile. En conclusion les systèmes mobiles vont
probablement concurrencer sur certains domaines les systèmes fixes. En
offrant une plus grande vitesse d’acquisition, les relevés mobiles
rendent techniquement et économiquement accessibles des chantiers qui
ne l’étaient pas auparavant. Des améliorations sont toutefois attendues
sur la garantie de précision des points 3Dmesurés. De plus, les
spécificités des systèmes fixes leur conserveront un intérêt pour
certains besoins. Il semble plus probable d’imaginer que les systèmes
mobiles complèteront l’offre technique de collecte d’informations
géographiques, avec les systèmes fixes mais aussi les systèmes aériens,
comme l’illustre la Figure 2 (combinaison de relevé laser mobile et de
Modèle Numérique de Surface obtenu à partir de prises de vues
aériennes).
Auteur
François GOULETTE
Centre de Robotique - CAOR, Mathématiques et Systèmes
Mines ParisTech, 60 boulevard Saint Michel, 75272 PARIS Cedex 06
francois.goulette@mines-paristech.fr
Remerciements
Les travaux réalisés à Mines ParisTech mentionnés dans ce document ont
été partiellement financés par le projet TerraNumerica du pôle de
compétitivité Cap Digital.
Retranscription pour la revue XYZ de la conférence prononcée le 18mars
2009 à l’occasion du“Forum de la Topographie 2009” (Association
Française deTopographie).
Références
[BAR08] Barber D., Mills J. and Smith-Voisey S. (2008). Geometric
validation of a ground-based mobile laser scanning system. ISPRS
Journal of Photogrammetry and Remote Sensing n. 63, pp.128-141.
[DEN04] Denègre J. et Salgé F. (2004). Les Systèmes d’Information
Géographique. Série “Que sais-je ?”, Presses Universitaires de France.
[DES09] Deschaud J.-E., Brun X., Goulette F. (2009). Colorisation et
texturation d’environnements urbains par système mobile avec scanner
laser et caméra. Revue Française de Photogrammétrie et Télédétection, à
paraître.
[ELL02] Ellum, C., El-Sheimy, N. (2002). Land-based mobile mapping
systems. Photogrammetric Engineering and Remote Sensing 68 (1), 13–17
(and 28).
[GOU02] Goulette F. et Laurgeau C. (2002). Capteurs et Numérisation 3D,
chapitre 1 du livre “Images de Profondeur”, sous la direction de Jean
Gallice, Editions Hermès.
[GOU06] Goulette F., Nashashibi F., Abuhadrous I., Ammoun S., Laurgeau
C. (2006). An Integrated On-Board Laser Range Sensing System for
On-The-Way City and Road Modelling. Proc. ISPRS – Commission I
(Sensors), Marne-la-Vallée (France), July 2006. The International
Archives of the Photogrammetry, Remote Sensing and Spatial Information
Sciences, Vol. 34, Part A.
[YOO09] Yoo H.-J., Goulette F., Senpauroca J., Lepère G. et Gruyer D.
(2009). Aide à la conception par simulation de systèmes de cartographie
mobiles à scanner laser. Revue Française de Photogrammétrie et
Télédétection, à paraître.
[Web GoogleEarth] http://earth.google.com/
[Web Géoportail] http://www.geoportail.fr/
[Web VirtualEarth] http://www.microsoft.com/virtualearth/
[Web StreetView] http://maps.google.fr/help/maps/streetview/

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