Histoire de voir le monde
Le GéoCongrès international Québec 2007, qui a eu lieu du 2 au 5 octobre dernier au Centre des congrès de Québec a tenu parole. Comme le spécifiait son thème « Histoire de voir le monde », c’est toute une variété de géocongressistes, géomètres comme géomaticiens, qui a répondu à l’invitation.
En tout, plus de 1200 participants, provenant d’une quarantaine de pays ont participé à ce rassemblement francophone, qui coïncidait avec des anniversaires significatifs de l’histoire des sciences géomatiques et de l’arpentage au Québec et au Canada. On y a souligné en particulier le 125e anniversaire de l’Association canadienne des sciences géomatiques, le 125e anniversaire de l’Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec et le 100e anniversaire du Département des sciences géomatiques de l’Université Laval, première école d’arpentage en Amérique du Nord.
L’ouverture du GéoCongrès a été officialisée par le ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, M. Claude Béchard, qui a souligné « l’importance croissante accordée partout dans le monde à la protection des droits fonciers ». Il a de plus rajouté que « ce congrès nous rappelle que la mise en place de systèmes de gestion des droits fonciers et d’administration des terres est à la base du bon fonctionnement et du développement des sociétés ».
Le GéoCongrès a reçu deux conférenciers de renom, M. Henri Dorion, célèbre géographe québécois, et M. Steve MacLean, astronaute en chef à l’Agence spatiale canadienne. Monsieur Dorion, qui est l’auteur de plus de 300 ouvrages, articles et rapports, a souligné l’importance de nommer et décrire les lieux car "chaque toponyme est porteur d’histoire" et ne sera jamais remplacé par des coordonnées dans l’usage courant des citoyens pour se référer au territoire. La conférence de Monsieur MacLean, donnée le 4 octobre, a marqué le 50e anniversaire de l’exploration spatiale avec le lancement du satellite Spoutnik. La simplicité et le sens de l’humour de l’astronaute ont soulevé l’admiration et la réflexion de l’assistance lors de la diffusion de photos et d’une vidéo de la Terre prise de l’espace. Monsieur MacLean, qui a effectué deux vols spatiaux dans sa carrière, a entre autres abordé certains aspects de photogrammétrie utilisés pour garantir l’arrimage à la station spatiale internationale. Il a été le premier astronaute canadien à commander le Canadarm2 depuis l’espace alors que l’équipage ajoutait des poutrelles à la station spatiale internationale et déployait des panneaux solaires.
De tout pour tous
Les sujets abordés lors du GéoCongrès étaient diversifiés. En plus des huit conférences principales, près de 120 conférences en parallèle ont été présentées touchant les aspects fonciers de la géomatique, la profession et ses enjeux, la gestion de l’information géospatiale, l’action de l’homme sur le territoire et ses ressources, les applications 3D, l’imagerie et la télédétection, la géodésie, la géocollaboration, les tendances et plus. En particulier, il était intéressant de faire le parallèle entre les problématiques de gestion du territoire et de droits fonciers dans différentes régions du monde, puisque des présentateurs étrangers partageaient leur savoir et l’état de la situation dans leur pays d’origine.
Une vitrine géotechnologique a permis à 16 représentants de l’industrie géospatiale ou d’établissements publics de faire la démonstration des possibilités technologiques développées par leur organisation devant des intéressés captivés.
Les participants ont aussi pu s’informer et resserrer les liens d’affaires ou d’amitié tout au long du GéoCongrès dans la salle des exposants, ou une énergie vive était palpable du début à la fin, au grand plaisir des 65 exposants.
Mais par dessus toutes ces activités et conférences intéressantes et formatrices, c’était le sens d’appartenance à une grande famille rassemblée dans la perspective d’améliorer le bien-être des sociétés qui frappait d’emblée. De partout dans le monde, d’un domaine d’expertise à un autre, les participants se sont liés, présentés ou encore retrouvés après de longues années. Définitivement, le côté humain était au rendez-vous.
Notons que plus de la moitié des inscrits au GéoCongrès occupent les fonctions d’arpenteurs-géomètres ou de géomètres en milieu privé (dont 400 chefs d’entreprise), environ 20% des participants occupent un emploi d’arpenteur-géomètre au sein du gouvernement, le reste de l’assistance étant formée de professionnels, de représentants de l’industrie, d’étudiants ou de chercheurs du domaine géospatial.
Alors félicitation au comité organisateur qui a fait de la Ville de Québec l’endroit le plus “arpenté” et le mieux “localisé” au Monde, le temps de cette conférence internationale.
Comité organisateur:
- Section Champlain de l’Association canadienne des sciences géomatiques
- Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec
- Université Laval et le Département des sciences géomatiques de la Faculté de foresterie et de géomatique
- Ministère des Ressources naturelles et de la Faune
Le GéoCongrès a aussi pu compter sur la collaboration et le parrainage de la Fédération des Géomètres Francophones (FGF) et de la Fédération Internationale des Géomètres (FIG).
Auteur: Nathalie Michaud, BALIZ inc. Reproduit avec la permission de Directions Media.





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