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Un rendez-vous réussi avec des grands noms de l’industrie du géospatial

ConsortechSurvol de l’événement « Oracle Spatial et les influenceurs du milieu géospatial » de Consortech - C’est le 18 février dernier, à Québec, et le 19 à Montréal (Qc, Canada), que se tenaient les séminaires « Oracle Spatial et les influenceurs du milieu géospatial », organisés par Consortech, une firme d’intégration de solutions-logiciels de la région de Montréal, partenaire Autodesk et Safe Software, et œuvrant dans le domaine de la géomatique et du génie.

C’est à titre de partenaire média de Consortech que BALIZ-MEDIA.com a assisté au séminaire qui se tenait à Québec, et a eu l’occasion de s’entretenir avec les conférenciers invités. À travers ce compte rendu de l’événement, nous souhaitons vous communiquer l’essentiel des messages livrés par les conférenciers.

Un événement accessible de qualité supérieure
Il s’agissait pour Consortech de la deuxième édition du séminaire « Oracle Spatial et les influenceurs du mileu géospatial ». Gratuit pour tous, cet événement était une occasion exceptionnelle pour les participants d’en apprendre plus sur le rôle et les réflexions que tiennent les leaders incontestables dans le domaine du géospatial que sont Oracle, Autodesk, Safe Software et l’Open Geospatial Consortium.

Le fil conducteur motivant la présence de ces influenceurs a été la convergence : En particulier la convergence du 3D, des systèmes d’information géographique (SIG) et de dessin assisté par ordinateur (CAD), dans un contexte d’interopérabilité.

Comme le titre de l’événement l’indiquait, c’est aussi et surtout autour d’Oracle Spatial que s’articulaient les présentations, et chaque présentateur a su faire un pont entre son organisation/sa technologie et Oracle Spatial. Pour clore la journée, un cas d’application de la technologie Oracle Spatial au sein du ministère des ressources naturelles du Québec (MRNF), le plus important producteur et gestionnaire de données géospatiales au Québec, a été présenté.

Autre point commun, les intervenants ont fait ressortir à leur façon le bien-fondé de considérer les données et technologies géospatiales comme étant non seulement au service de meilleures connaissances et décisions pour une organisation mais surtout au cœur des processus qui doivent faciliter la consultation, la diffusion et l’échange, au sein d’une organisation comme à l’extérieur.


Pierre Genest, président de Consortech et maître de cérémonie pour l'événement.

Après avoir accueilli les participants (qui ont dû braver une météo peu invitante, surtout à Québec !), et brièvement décrit le positionnement de Consortech parmi le groupe de présentateurs, Monsieur Pierre Genest, président de Consortech et maître de cérémonie pour l’événement, a cédé la parole aux conférenciers.

L’Open Geospatial Consortium : une mission, des réalisations
Monsieur Sam Bacharach, directeur principal, diffusion pour l’OGC, a été le premier à prendre la parole.

Il a débuté son allocution en exposant la mission de l’OCG, qui est d’élaborer et de promouvoir des normes géospatiales ouvertes, afin que toutes les organisations puissent tirer parti le plus possible de l’information géospatiale.

Pour réaliser sa mission, l’OGC compte sur 345 membres des secteurs publics et privés de partout dans le monde, qui s’entendent sur le processus de normalisation de façon formelle et consensuelle. 25 normes ont déjà été adoptées par l’OGC (la plus récente a été annoncée ici cette semaine), et plusieurs d’entre elles font loi ou presque, dans l’industrie.


Sam Bacharach, directeur principal, diffusion pour l'OGC.

Monsieur Bacharach a tenu à spécifier en des termes des plus accessibles et imagés les raisons de l’implication de l’industrie au sein de l’OGC. D’une part, il y a les bénéfices économiques. « On établit des normes par obligation, mais aussi pour les bénéfices que l’industrie en retire. Toute l’industrie est rapidement gagnante quand il est possible pour la clientèle de transférer des données d’une unité fonctionnelle à une autre et d’exécuter des programmes qui peuvent facilement fonctionner dans d’autres environnements ». D’autre part, l’OGC repose sur la connaissance du marché détenue par l’industrie pour sentir le « bon moment » de considérer la normalisation. Pour reprendre les mots de M. Bacharach, c’est un peu comme le surfer qui doit rester à l’affût pour sauter sur la bonne vague au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard.

Un article complet sur l’OGC a été publié la semaine dernière ici et nous vous invitons à le consulter pour un complément d’information.

Oracle Spatial : des aspects généraux à l’intégration du 3D
Monsieur Xavier Lopez, directeur, gestion de produits chez Oracle, a pris la parole à deux reprises : la première fois pour présenter les caractéristiques et fonctions principales d’Oracle Spatial et la deuxième fois, en après-midi, en se concentrant sur les défis et l’intérêt de passer du 2D au 3D en cartographie et modélisation.

Oracle fait partie d’un écosystème dans lequel les produits évoluent constamment et en guise de mise en contexte, M. Lopez a tenu à présenter les piliers sur lesquels repose l’entreprise : 1) les produits (Oracle Spatial, Oracle Locator, Oracle Mapviewer), 2) les partenariats (avec les fabricants de logiciels tels qu’Autodesk, Intergraph, Leica, les intégrateurs, les fournisseurs de données, tels Navteq, Tele Atlas), 3) l’adoption de normes (telles les normes de l’OGC et ISO), et 4) L’intégration avec les autres applications Oracle (comme la suite E-Business).


Xavier Lopez, directeur, gestion de produits chez Oracle.

Oracle Spatial est une plateforme ouverte qui repose sur une architecture orientée services Web. Il compte parmi ses utilisateurs des clients prestigieux de domaines variés (cartographie et gestion du territoire, mesures d’urgence, infrastructures de transport, télécommunications, etc.). Recourir à Oracle Spatial comme SGBD spatial (conforme aux normes reconnues d’interopérabilité) permet d’éviter toute duplication des données.

Principales fonctions d’Oracle Spatial 11g
La version 11g d’Oracle Spatial prend en charge tous les types d’entités géospatiales (points, lignes, polygones), l’imagerie (données matricielles, via GeoRaster), et données 3D (paysages urbains, données lidar, etc.) ainsi que différents types d’analyse, comme les réseaux (routing) et la topologie.

Un module de géocodage est inclus (Geocoder), qui permet entre autres, avec les données des principaux fournisseurs, de générer une latitude/longitude à partir d’une adresse. Cette dernière version du produit a aussi vu l’introduction des services Web promus par l’OGC, tels que le WMS, le WFS et le CWS, qui permettent à l’utilisateur client de faire des requêtes et d’obtenir une entité ou carte de façon transparente en interrogeant une unique source de données.

Oracle Spatial et le 3D
Lors de sa deuxième présentation, M. Lopez s’est strictement concentré sur la prise en charge des données 3D. De plus en plus courantes, les données 3D sont issues, par exemple, de balayages lidar (nuages de points), de la conception d’infrastructures complexes, de modèles du bâti (BIM) ou de la modélisation des ressources du sous-sol.

L’essentiel de son message est qu’Oracle Spatial permet de prendre en charge de gros volumes de données 3D, de fusionner des images aériennes avec d’autres sources de données matricielles et vectorielles en 2D.

Mais le sujet de l’intégration du 3D (souvent issu du milieu de la construction et de l’architecture) a aussi amené M. Lopez à exprimer quelques réflexions intéressantes, particulièrement au sujet des sphères d’applications des CAD et des SIG, qui tendent de plus en plus à s’arrimer.

Historiquement, les systèmes d’information géographique se sont développés autour des applications géospatiales, caractérisées principalement par la connaissance et la gestion du territoire. Les données concernées sont géoréférencées, et sont emmagasinées dans des bases de données. D’autre part, les systèmes de dessin assisté par ordinateur (CAD) ont été l’outil de choix pour tout ce qui touche la conception de bâtiments, le design, l’architecture, ainsi que ce qui est relié à la construction. Dans ce cas, on utilise généralement un système de coordonnées locales, et les données sont enregistrées dans des fichiers (ex : DWG, DGN). Il y a donc une coupure, une incompatibilité quand l’on considère globalement toutes les échelles d’applications : À l’échelle du territoire, le SIG est la règle, avec sa forte capacité d’analyse, mais des capacités de visualisation plutôt faibles. Au niveau du bâtiment et de ses composantes (ex : ventilation, plomberie, etc.), c’est le CAD qui règne, avec ses capacités de visualisation très avancées mais des fonctions d’analyse déficientes.

Autodesk et les défis actuels et futurs
Du côté d’Autodesk, Geoff Zeiss, directeur des technologies, a abordé sa présentation par une série de faits et d’exemples bien illustrés qui indiquent que notre société fait face à des défis de taille.

Les nombreuses catastrophent naturelles, les infrastructures vieillissantes, la diminution de la main d’œuvre (déclin de la productivité dans les grands secteurs d’activité) sont tous des éléments qui viennent appuyer la nécessité d’une plus grande efficacité et interopérabilité.

M. Zeiss a fait ressortir plusieurs éléments intéressants dans son discours, qui allaient grandement au-delà des considérations techniques des produits Autodesk. Il considère que le géospatial est maintenant omniprésent, dans la vie des gens, sur le Web, etc. Le grand public est sensibilisé plus que jamais à la localisation, via des outils comme Google Earth, téléchargé plus de 350 millions de fois, et Virtual Earth. Tendance très Web 2.0, les utilisateurs sont maintenant des acteurs engagés dans des projets collaboratifs de type Wikipedia.


Geoff Zeiss, directeur des technologies chez Autodesk.

Du point de vue de l’industrie, il a souligné que la façon de faire traditionnelle « par ilôt » doit migrer vers un processus plus fluide. Selon ses observations, encore trop de documents papier sont utilisés pour communiquer l’information entre les différents services, à cause justement de la frontière entre les zones d’application SIG et CAD.

Bonne nouvelle dans ce domaine, non seulement les grandes organisations de normalisation sont-elles à l’écoute les unes des autres, mais cela se concrétise par des adoptions transectorielles. Les normes en architecture incluent désormais une notion de référence spatiale. Selon ces normes (définies par l’IAI), les coordonnées des bâtiments doivent être reliées à un système de coordonnées géoréférencé. Cet exemple avait d’ailleurs été soulevé par Sam Bacharach plus tôt dans sa présentation.

Ces éléments ont amené M. Zeiss à livrer en conclusion quelques bonnes pratiques dans le domaine du géospatial. Tout d’abord, il a mentionné l’avantage de n’avoir « qu’une seule version des faits » ou en anglais « A single point of truth », et d’éliminer le plus possible la redondance des données. L’interopérabilité repose sur le partage de données dans un SGBD à composante spatial (ce qui lui a permis de tendre un pont avec la technologie Oracle Spatial). La seconde pratique mentionnée consiste à réunir les « îlots technologiques » et d’intégrer SIG et CAD. Et enfin, la troisième pratique qu’il a spécifiée invite les organisations à tirer parti de l’intelligence collective, par exemple en permettant aux équipes sur le terrain de faire des mises à jour sur les données (aspect collaboratif).

Suite à la rencontre de M. Zeiss à Québec, et à une récente entrevue réalisée avec le responsable technique de la gamme géospatiale d’Autodesk pour la France, un article complet traitant des solutions géospatiales d’Autodesk sera publié sous peu.

Safe Software : Un expert de la conversion des données
Safe Software est une compagnie canadienne spécialisée dans la conversion de données géospatiales. Reconnu comme l’expert de l’extraction, la transformation et le chargement de données à référence spatiale (ETL), Safe consacre ses efforts à accélérer le flux de données tout au long du processus géomatique.

Pour positionner efficacement son offre, Don Murray, le dynamique cofondateur de Safe Software, a fait sourire l’assistance en présentant un graphique indiquant la progression fulgurante du nombre de formats de données qui voient le jour d’année en année (presque de mois en mois), et pris en charge par leur produit phare.


Don Murray, président de Safe Software.

Ce produit phare, c’est FME, un outil d’ETL spatial qui permet de prendre en charge et intégrer plus de 200 formats de données, provenant de diverses sources (SIG, CAD, BIM, Bases de données, etc.). La cinquantaine de « transformateurs » disponibles permet de passer d’un modèle de données à un autre.

Pour illustrer ses propos, M. Murray a procédé à une démonstration de FME, de ses principales fonctions et de ses nouveautés. Il a conclu en indiquant que FME allait supporter les données 3D provenant des modèles d’information sur les bâtiments (BIM), contribuant à effacer la frontière entre les outils de design privilégiés par les ingénieurs/architectes et ceux privilégiés par les spécialistes du géospatial.

Oracle Spatial, un choix logique pour le MRNF
La dernière présentation de la journée visait à présenter un témoignage concret de l’utilisation de la technologie Oracle Spatial.

Carl Pelletier, architecte technologique géomatique pour le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (MRNF) a tout d’abord présenté le contexte de son ministère. Le MRNF est impliqué dans la production, le stockage, l’exploitation et la diffusion de gros volumes de données géospatiales, qui couvrent des secteurs tels que la faune, la forêt, la gestion du territoire, les mines et l’énergie, etc.

Il a mis l’accent sur le nombre impressionnant de systèmes (120) supportés par son secteur et sur les problèmes que suscite le développement en silo (sans vision architecturale globale) de tels systèmes, tels que la réplication et la difficulté d’échanger les données.

Pour le MRNF, Oracle Spatial s’est imposé comme un choix logique, et ce, pour différentes raisons : cela permettait de faire appel à une expertise existante au sein du ministère, d’obtenir une bonne performance compte tenu du volume de données à gérer, de considérer la topologie (depuis la version 10g) et de garder une certaine indépendance face aux différents fournisseurs.

En terminant sa présentation, M. Pelletier a indiqué que la mise en disponibilité des données géospatiales à l’interne et à l’externe via des services Web OGC est l’un des défis que devra relever sous peu son ministère.

En conclusion
Consortech a relevé le défi de réunir lors de ces journées des conférenciers de renom représentant des organisations qui sont reconnues pour leur leadership dans l’industrie du géospatial. La centaine de participants qui ont bravé les mauvaises conditions météo ont été choyés. L’événement était gratuit, le contenu de qualité, la logistique impeccable, et les présentateurs disponibles pour un « brin de jasette », durant les pauses et le déjeuner. Pour bien ficeler son événement, Consortech a aussi offert trois courtes capsules, présentées par M. Denis Piché, directeur des technologies, qui ont permis de faire le lien concret entre les différents sujets et concepts abordés durant la journée. Un beau succès !

BALIZ-MEDIA.com tient à remercier l’équipe de Consortech pour sa participation à l’événement en tant que partenaire média.

Commentaires

J'étais également présent et voici les messages que, selon moi, les différents présentateurs voulaient faire passer lors de cette journée :

- Les normes de l’OGC sont portées par l’industrie et pas imposées;
- En 2008, il est plutôt maladroit de choisir des fournisseurs/solutions qui n’adhèrent pas à l’OGC (dont le .GML, WMF, WFS, …);
- Safe Software ne fait pas que de l’import/export de DRS. Si ce n’était que d’eux, il n’y aurait plus de nouveaux formats;
- La grande force de Safe (FME), c’est de transformer/adapter des « schémas » de données (structure, représentation, topologie, …);
- En général, voir à pouvoir miser sur une seule source de données (a single point of truth);
- Oracle avance lentement mais sûrement;
- Oracle travaille bien avec les autres joueurs SIG et vice-versa;
- Oracle peut aussi offrir le volet visualisation avec MapViewer;
- Autodesk est heureux, comme Geoff Zeiss;
- Autodesk a une clientèle ayant à la fois de sérieux besoins (vieillissement des infrastructures en Amérique du Nord et explosion démographique dans le B.R.I.C.) et les moyens;
- Autodesk est sérieusement bien placé pour joindre le monde du CAD et des SIG;
- Autodesk est rusé, leur don de MapGuide au monde Open Source (OSGeo) a multiplié à la fois leur visibilité en web-mapping et leur force de développement via une saine philosophie de collaboration;
- Consortech travaille avec de bons joueurs de l’industrie;
- Consortech nous fait réfléchir sur la notion de qualité/prix avec un événement gratuit mettant en vedette une telle brochette de présentateurs!

Cela a été une belle journée effectivement! 

Bonjour,

à noter, les diapos sont en ligne :

http://www.slideshare.net/Guigenest/vnement-oracle-spatial-2008-et-les-i...

Bonne Journée,

Nicola

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