La convergence émergente du BIM (Building Information Modeling), du CAD et du SIG avait retenu notre attention ici, ici, et là sur BALIZ-MEDIA.com au cours des derniers mois.
L’un des maîtres sur le sujet, Geoff Zeiss, d’Autodesk, que nous avions rencontré en février dernier lors d’un événement organisé par Consortech, nous avait déjà convaincus de l’importance (sinon de la nécessité) d’améliorer la fluidité entre systèmes et modèles, dans un monde qui exerce une pression croissante sur les villes et les infrastructures.
Mais le défi reste d’obtenir et d’arrimer les différentes composantes de la ville, d’où ce billet de Geoff Zeiss, intitulé « Digital Cities: Where does the data come from ? ».
Dans son texte, M. Zeiss souligne qu’une représentation modélisée d’une ville doit bien entendu inclure les infrastructures (comme les réseaux de transport/énergie/communication/services publics, et les bâtiments) mais doit aussi permettre la visualisation, l’analyse et la simulation de l’interaction entre chaque composante. La connectivité des systèmes amène l’intelligence. Cela permet entre autres d’analyser et de comprendre comment la ville « fonctionne » ou évolue sous différentes conditions.
À titre d’exemple, il deviendrait possible de répondre à des questions telles que : « quels foyers seront affectés par un bris survenant à cet endroit dans le réseau d’acqueduc, et quels sont les voies d’évacuation », ou encore « comment se propageront les vapeurs nocives dans cet édifice, par les conduites de ventilation ».
Selon M. Zeiss, certaines données qui constituent la base de la ville numérique deviennent plus facilement accessibles avec les progrès réalisés récemment dans le domaine de l’acquisition d’images. Vexcel, par exemple, a développé des caméras qui permettent de générer les bâtiments en 3D d’apparence réaliste. La technologie LiDAR le permet aussi (sans cet aspect de texture réaliste). Les éléments qui constituent l’intérieur d’un édifice ou qui sont enfouis sous le sol peuvent être acquis par des techniques et appareils qui existent déjà sur le marché.
Mais il reste encore difficile de modéliser les bâtiments les plus anciens. Souvent, seuls des plans en papier sont disponibles. Dans certains cas, il est même difficile de les retracer. Certaines municipalités les ont archivés ou remis à la firme qui les a conçus, alors que d’autres organisations les utilisent activement dans leurs programmes de mesures d’urgence. Pour les conceptions plus récentes, des administrations locales encouragent fortement que les modèles de bâtiments (BIM) soient soumis et utilisés. Mais encore, cela soulève des questions relativement à la propriété intellectuelle, ou même en ce qui concerne la sécurité…
Un chemin peut-être long mais prometteur à parcourir pour les villes…





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