Une équipe de chercheurs du MIT met actuellement au point une technologie originale pour améliorer la prédiction des feux de forêt, qui détruisent de milliers d’hectares de forêts annuellement (aux États-Unis, 2833 hectares ont été brûlés en août dernier seulement), et causent des dommages considérables à l’environnement, en plus de constituer une menace pour la population.
Depuis longtemps, différentes méthodes sont utilisées pour détecter et prévenir les feux de forêt (télédétection, survols aériens, observations sur le terrain, etc.). Le recours aux technologies SIG, jumelé au déploiement de réseaux de capteurs en milieu forestier est une pratique qui se développe (exemples ici, ici et ici) et qui retient l’attention, car l’information sur les conditions du milieu peut être captée et transmise en temps réel.
C’est d’ailleurs le côté innovateur du projet mené par l’équipe du MIT, qui surmonte l’une des difficultés principales du suivi des conditions de la forêt à partir de capteurs : la dispersion des stations de contrôle sur un vaste territoire fait en sorte qu’il est difficile de suivre les conditions au niveau local, entraînant possiblement l’éclosion d’incendies ravageurs, qui déjouent les autorités en charge de les prévenir, et de les contrôler.
Les chercheurs ont donc eu l’idée de tirer profit du fait que les arbres produisent de petites quantités d’électricité de façon constante, qui finissent par être suffisantes pour alimenter la pile d’un capteur d’humidité et de température, et transmettre l’information de capteur en capteur, jusqu’à la station météo la plus proche, qui elle, fait la transmission par satellite.
Comme les capteurs « auto-alimentés » n’ont pas besoin d’être entretenus sur une base régulière, il devient donc possible d’installer un réseau très dense sur le terrain, et ainsi suivre les conditions à une échelle beaucoup plus fine.
Une étude pilote sera effectuée au printemps prochain, sur une parcelle de 4 hectares du service américain des forêts.
L’étude soulève aussi d’autres applications potentielles de cette technologie, comme le suivi du transport transfrontalier illégal de matières radioactives, en équipant les arbres de capteurs appropriés le long de la frontière.
Source : Science Daily
Crédit photo page d'accueil: Ressources naturelles Canada.





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