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Différentes façons de réagir à la “menace” Google Earth

Google earthJamais auparavant une vue si précise et globale du monde n’avait été disponible gratuitement, et ce, pour les internautes de partout. Oui, Google Earth s’est avéré un outil formidable pour découvrir la terre et communiquer sur des thèmes aussi variés que le climat, la gestion de l’aide humanitaire, la science, le développement régional et le tourisme. A priori, il faut partir avec l’idée qu’une telle ouverture sur le monde ne peut être que bénéfique.

Les gouvernements souvent plus frileux, eux, ont toutefois aussi perçu Google Earth comme une menace potentielle à la sécurité, surtout après avoir reçu confirmation que des terroristes s’en étaient servis, entre autres dans le cadre de la planification d’attaques en Irak…

Depuis, Google s’est montrée plus réceptive face aux craintes reliées à la sécurité, et plus flexible, en brouillant certaines zones sensibles. Peu importe les réflexions de Google face à la censure, il reste que de toute façon, l’imagerie qu’elle utilise provient de source commerciale… et peut être acquise par quiconque a un budget, non ?

Deux ans après le lancement de Google Earth, quelle est la position des gouvernements face à la « menace » Google Earth ? Un rapport de l’Open Source Center a recensé cinq « attitudes » :

  1. Négocier avec Google, qui a par exemple donné ce cas des bases militaires anglaises en Irak, rendues floues sur Google Earth en 2007.
  2. Bannir les produits Google, comme au Bahrain, qui avait ordonné aux fournisseurs de services Internet du pays d’interdire l’accès aux serveurs de Google Earth (durant trois jours), possiblement pour éviter la mise au jour des résidences luxueuses de la classe aisée.
  3. Développer des produits similaires, comme en Chine, en Inde et en Thaïlande, où les autorités ont déclaré préparer le lancement de navigateurs terrestres faits maison contenant des données moins sensibles de leurs pays respectifs ou tout simplement différentes (en termes de bandes spectrales et de résolutions).
  4. Prendre des mesures d’évitement, comme la Norvège, qui développe des moyens pour camoufler ses installations sensibles et les protéger de la vue des satellites.
  5. Adopter une attitude nonchalante – et ne rien faire.

(Le rapport cite de nombreuses références pour chaque cas).

Quoi qu’il en soit (et ce n’est pas nouveau d’aujourd’hui), information et pouvoir vont souvent de pair. Cette fois, Google renverse en quelque sorte la situation en positionnant l’individu dans le rôle du détenteur…

- Source : Spatial Sustain.

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