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Édito : Industrie du géospatial et néo-géographie

La matriceVoici ci-bas la présentation PowerPoint sur la néo-géographie que j’ai donnée lors du congrès du CGQ, VisionGÉOMATIQUE’08 (et ici sur Slideshare.net).

Cette présentation ne visait pas à donner des exemples d’applications cartographiques à la « Web 2.0 » dont regorge le Web, ni même du mouvement « collaboratif » alors que les usagers participent de plus en plus à la production et/ou bonification de l’information.

La portion « audio » de ma présentation visait surtout à exprimer la vision qu’a BALIZ du marché du géospatial. Montrer un peu à quel point ce que l’on lit, voit, comprend de l’industrie dépend de la notion « origine-destination » appliquée au commerce. Pour comprendre et apprécier l’unicité, la portée et le potentiel d’une quelconque offre, il faut tout d’abord savoir qui parle et, à qui?

Nous avons présenté pour la première fois « la matrice » qui aide à positionner les offres lors de notre séminaire annuel « Une heure ICI : Bilan 2007 de l’industrie du géospatial » en décembre dernier. La présentation est disponible sur Slideshare.net ici.

J’ai réutilisé cette simple matrice pour la présentation sur la néo-géographie la semaine dernière.

La diapo. 7 montre que d’un côté de la matrice, le marché peut être divisé en trois :

  • C = Consommateur/citoyen : le marché où l’individu consomme des produits et services, qu’ils soient gratuits ou payants en tant qu’automobiliste, consommateur, citoyen, voyageur, membre d’un réseau social, etc.;
  • B = Business : toutes les industries ayant comme mission (core business) autre chose que de produire/livrer des logiciels, données, services et solutions en géospatial. Le « B » inclut aussi « G » pour Gouvernement;
  • I = Industrie : les fabricants, les penseurs, les producteurs d’outils, données et solutions typiquement GÉO. Pour l’analyse de l’industrie du géospatial, il est primordial de faire ressortir l’industrie du géospatial (I) et de l’isoler du Business en général (B).

On déduit facilement qu’aux notions de B2B (offre poussée par le business pour le business) et de B2C (offre poussée par le business pour le consommateur) s’ajoutent celles du I2I, I2B ou I2C (offre de l’industrie pour l’industrie, la business ou le consommateur) .

La matrice

Le second axe présente les usagers selon leur niveau d’expertise, leur rôle et leurs attentes :

  • Usager : Simple usager ayant de simples besoins ponctuels d’accès à l’information;
  • Professionnel : Travailleur/salarié ayant une expertise professionnelle quelconque qui consomme de l’information géographique pour accomplir ses tâches et performer;
  • Expert : Un géomaticien, cartographe, intégrateur, programmeur qui veut et qui peut produire et traiter de l’information et même concevoir des applications/solutions.

J’ai donc appuyé mon discours sur la néo-géographie en m’appuyant sur cette matrice. Un saut aux diapositives 16 à 19 exprime trois grands temps :

  1. SIG 1.0 (diapo. 17) : de 1996 à 2004 - les efforts plus ou moins convaincants des experts de l’industrie à faire du Web-mapping pour communiquer et partager avec leurs collègues et le grand public;
  2. Cartographie de masse 1.0 (diapo. 18) : de 1996 principalement par MapQuest et de 2004-2005, principalement par Google, à aujourd’hui - la possibilité pour tous de découvrir (search) et de localiser (géocoder) l’information (vous, les pages jaunes et autre contenu Web) sur des cartes;
  3. Néo-géographie (diapo 19) : … depuis peu! C’est le 2.0 des SIG et de la cartographie de masse. Des experts, non plus seulement issus de l’industrie mais de n’importe quel autre milieu (Business et Consumer) intègrent la cartographie dans leurs activités professionnelles et/ou personnelles. Les APIs grand public touchent tout le monde sans nécessairement tout couvrir ou tout régler.

Heureusement, cette troisième phase inclut et interpelle les experts de l’industrie et l’on vois de plus en plus d’offres hybrides voir le jour, alliant le meilleur des deux mondes… la capacité de production et d’analyse des SIG et l’accès et l’adoption universelle de navigateur comme (et pas seulement) Google Maps/Earth et MS Virtual Earth.

En résumé, il n’y a pas vraiment de néo-géographie, ce terme provient des experts de l’industrie qui ont vécu une petite phase d’angoisse et de jalousie face au raz-de-marée d’utilisateurs « experts » provenant du « B » et du « C ». Je pense que 2008 va éliminer ou brouiller ces différences… tant mieux.

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