Le texte qui suit est extrait de l’article « Industrie du géospatial : Bilan du second trimestre 2008 » du 15 juilllet dernier, alors que trois tendances sont soulignées à chaque bilan trimestriel. Voici la tendance 4 de 9, en attendant la parution du quatrième et dernier bilan trimestriel 2008 en décembre présentant les tendances 10, 11 et 12.
Il est question du mouvement Open Source dans la donnée, de VGI (Volunteered Geographic Information), de localisation (géo-tagging) généralisée des photos et autres documents, de retour usagers sur le terrain avec GPS pour améliorer la donnée, de programmes ambitieux de Google et Microsoft...
4. Encourager la participation
C’est lors du Géo-Événement en avril que s’est tenue une table ronde sur la géographie participative réunissant Tele Atlas, NavX et Dismoioù qui ont tous trois démontré les possibilités offertes à leurs usagers de contribuer au contenu en corrigeant ou ajoutant de l’information. En tant que producteur de données cartographiques, Tele Atlas, avec son outil en ligne Map Insight, ouvre la porte à l’intelligence collective de ses usagers mais se doit d’inclure dans son cycle de production (validation) les erreurs signalées et correctifs suggérés. De son côté, la compagnie TomTom (propriétaire de Tele Atlas) a mis en place Map Share en 2007 et offre plus rapidement et directement les corrections aux usagers de leur GPS/PND qui se connectent à TomTom Home pour livrer et obtenir les correctifs.
Avec les annonces en rafales concernant Map Maker de Google pour le réseau routier de certains pays et GoVE de Microsoft pour l’imagerie du secteur public, la contribution en données cartographiques prend l’avant scène.
Il s’agit d’un marché entre l’usager et le fournisseur d’un produit/service. En échange de la contribution en information validée sur le terrain d’un usager, la compagnie offre de partager toutes les corrections ainsi apportées ailleurs, bref une qualité de données accrue et plus à jour issue des contributions de tous les usagers. Ce que suggèrent TomTom et Google, c’est l’amélioration du produit et du service rendu, ce n’est pas le partage de la donnée elle-même. Pour un réel partage de données, les projets basés sur le mouvement Open Source OpenStreetMap et OpenAerialMap gagnent en popularité chez les professionnels ayant envie de verser leur géographie ou besoin de télécharger un certain territoire disponible.
La prolifération des appareils capables de prendre des photographies numériques, des sites pouvant les héberger comme Flickr de Yahoo et Panoramio de Google et la simplicité de solutions cartographiques grand public ont fait progresser rapidement le phénomène de « géo-tagging ».
Il est de plus en plus normal de vouloir obtenir et conserver non seulement la date et l’heure de prise de la photo mais sa localisation aussi - la position avec des coordonnées X et Y, l’altitude (Z) et même l’orientation. Il y a bien les caméras intégrant un GPS comme celles de Ricoh (voir l’essai du modèle 500se ici) qui saisissent automatiquement ces données de localisation mais aussi certains téléphones mobiles aussi le font, comme le nouveau iPhone 2. Encore plus surprenant est la carte mémoire Eye-Fi de format SD capable de transmettre sans fil la donnée numérique entre votre appareil photo et votre ordinateur et le modèle Eye-Fi Explore capable en plus de saisir les coordonnées à partir de l’approche de SkyHook basée sur les points d’accès Wi-Fi des milieux urbanisés!
Mais il y a maintenant bien plus que la simple localisation ponctuelle d’une photo, on peut maintenant les géoréférencer dans l’espace tridimensionnelle en les fusionnant avec leurs semblables...
La plus simple et accessible façon de vivre l’expérience et même d’y contribuer se trouve dans Panoramio depuis le 3 juin. Pour certaines photos déjà localisées, et si la quantité le permet, il est possible de naviguer entre clichés d’un paysage (rural ou urbain) pourvu que les deux photos aient assez de points en commun. Voyez ici l’exemple du Château Frontenac à Québec en appuyant sous la photo sur la fonction « Voir autour » ou « Look Around ». Microsoft n’est pas en reste avec sa technologie Photosynth en démonstration sur le site de Microsoft Live Labs.
La technologie ViewFinder de l’université de Californie du Sud va plus loin et positionne carrément la photo dans les mondes virtuels en 3D comme celui offert par Google Earth. Le projet IM2GPS vise quant à lui le référencement automatique sur le globe d’une photo en la comparant à l’ensemble de celles en banque.
Complément / mise-à-jour sur le sujet issue du troisième bilan :
Côté participation des usagers, notons par exemple ce trimestre-ci le succès des programmes Map Maker et Cities in 3D de Google ainsi que du projet propre au « libre » OpenStreetMap, qui multiplie les « partys » de cartographie et diversifie ses utilisations avec, par exemple, la cartographie de Beijing supportant la localisation des photos de Flickr lors des Olympiques. Youtube et Flickr facilitent le « géo-tagging » de leur contenu respectif et TomTom reçoit des millions de corrections provenant de ses usagers GPS via Map Share.
En complément, voir :
L'article en septembre sur OpenStreetMap;
Le billet en octobre sur le passage de la légende Michael Goodchild et le VGI.
Note aux gens de la région de Québec : BALIZ organise un séminaire le 16 décembre faisant la synthèse de l'actualité et des tendances de 2008 : "Une heure ICI : BILAN 2008 de l'industrie du géospatial".





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