Après des mois d’incertitude sur l’issue du projet, et un nouveau départ suite à l’approbation définitive des ministres des Transports de l’Union européenne (UE) au printemps dernier, Galileo, la constellation de satellites de positionnement de l’Europe, franchit actuellement des étapes marquantes de sa concrétisation.
Vendredi dernier, la Commission européenne et l’Agence spatiale européenne annonçaient la présélection de 11 entreprises, retenues pour mener à bien la réalisation du projet.
Un extrait de la BBC énumère les compagnies en lice pour l’obtention d’un contrat, en fonction des modules à réaliser :
« System Support (to bring all the elements of the project together): ThalesAleniaSpace (Italy); Logica (The Netherlands)
Ground Mission System (to look after the timing and navigation data): ThalesAleniaSpace (France); Logica (UK)
Ground Control System (to monitor the satellite constellation): Astrium (UK); G-Nav grouping represented by Lockheed Martin IS&S (UK)
Space segment (to build the satellites themselves): Astrium (Germany); OHB (Germany)
Launch Services (the rockets that will loft the network): Arianespace (France)
Operations (the day-to-day running of Galileo): Nav-up grouping represented by Inmarsat (UK); DLR (Germany) and Telespazio (Italy) »
Au même moment, on annonçait aussi la livraison de l’édifice qui servira de centre de contrôle de Galileo, à Oberpfaffenhofen en Allemagne. L’édifice, qui fait partie du segment sol de Galileo, est construit sur le site de l’agence spatiale allemande (Deutsches Zentrum für Luft-und Raumfahrt; DLR), et sera l’hôte d’une centaine d’ingénieurs et scientifiques qui verront aux opérations des satellites de la constellation.
De nombreux pays sont intéressés par Galileo et y collaborent. D'ailleurs, en vertu d’ententes convenues avec les États-Unis et la Russie, Galileo ne sera pas que le concurrent des systèmes GPS et GLONASS, mais bien un réseau complémentaire : les signaux des trois constellations devraient
pouvoir être reçus et convertis en information de positionnement par les récepteurs sur le marché. Ultimement, les utilisateurs de Galileo devraient bénéficier d’une précision de l’ordre du mètre.
30 satellites constitueront l’ensemble de la constellation, qui devrait être opérationnelle en 2013.





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