Peu d’organisations (surtout privées) peuvent se permettre de dire (ou de croire) qu’elles ont le réel pouvoir d’influencer et faire changer les politiques globalement, surtout en ce qui concerne la censure sur l’Internet et les droits de l’homme. Mais aussi, peu d’organisations occupent la position de Google…
La semaine dernière, Nicole Wong, conseillère adjointe de Google, a prononcé un discours lors d’une séance d’un sous comité du Sénat américain portant sur les droits de l’homme et les lois, dans lequel elle soulignait le rôle du gouvernement américain dans la promotion de la libre expression, particulièrement sur l’Internet. Quelques bons points sont à mentionner :
- Dans sa mission de rendre l’information disponible, Google est un promoteur de choix pour la libre expression;
- L’expérience « Google » a permis de prendre conscience de la censure imposée par plusieurs pays (ex : Youtube = censuré dans 11 pays);
- Cette même expérience a aussi démontré que Google peut donner une voix à la population, quand les gouvernements imposent la censure (ex : publication de photos, de vidéos sur YouTube, blogues, etc.);
- Google s’est liée à d’autres compagnies et organisations pour mettre au jour et communiquer des faits et des informations sur des crises/guerres/génocides, etc.;
- Google invite le gouvernement à inclure le sujet de la censure sur Internet dans son agenda de discussion, à l’interne et à l’étranger.
Les images de Google Earth font aussi souvent l’objet de censure (voir des exemples ici), quand ce n’est pas le service de Google Earth lui-même (banni - ou détesté - dans plusieurs pays – voir ici, ici et ici). Par rapport à GE, Ogle Earth y va de ses suggestions concernant la censure de l’imagerie géospatiale :
- Plus de transparence face à l’imagerie : Pourquoi ne pas indiquer si l’image sur laquelle je « zoome » est ou n’est pas censurée ?
- Google doit souvent choisir entre différentes sources d’imagerie – et parfois entre des images haute-résolution censurées et des images basse résolution fidèles à la réalité. Mais pourquoi choisir ? Pourquoi ne pas offrir l’image basse résolution en fond à l’image censurée ?
- L’auteur suggère aussi des politiques plus claires de la part de Google. Comment la compagnie gère-t-elle les demandes provenant de pays qui censurent (disons la Chine, qui, dans Google Maps n’a pas l’option d’imagerie) ? Est-ce une option pour tout pays qui le demanderait ? Aussi, quelle est la démarche de Google, qui a remplacé les images plus récentes du Basra (Iraq) par de plus anciennes, à la demande des forces alliées ? Quelles sont les bases pour décider quel parti d’un conflit a l’autorité en cette matière ?
- Les remplacements successifs d’imagerie sont une banque d’information dont la communauté pourrait tirer parti. La comparaison des images dans le temps amène un savoir intéressant (ex : L’auteur cite deux cas où l’accès à des images de différentes époques a mené à des révélations…ici et ici);
- D’autres réflexions ?





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