FOSS4G 2010
Abonnez-vous à nos bulletins

Blogue

Il faudra commencer par des punaises sur une carte

punaisesJ’ai écrit un peu sur ce que je faisais cette semaine dans la Capitale Nationale (la fédérale, pas la provinciale) alors que je suis ici pour écouter ce que différents services d’une organisation gouvernementale font et aimeraient faire en géomatique… en vue d’une mise à niveau dans leurs façons de livrer ce qui leur est demandé mais aussi, travailler mieux pour livrer plus.

C’est le choc de la cartographie vs l’exploitation de l’information via un rayonnement hors département ou direction ou ministère. Les efforts et le « workflow » pour faire de belles cartes diffèrent de ceux visant à maintenir des couches « live » et de les faire rayonner ailleurs...

C’est assez incroyable de voir qu’outre la cartographie, l’analyse thématique et l’analyse spatiale qu’ils sont capables de faire avec leur SIG, de simples punaises avec un « id » unique relié à différents systèmes corporatifs les mèneraient plus loin, plus loin dans l’ADN des TIC de toute l’organisation.

La géomatique se dit souvent incomprise par les TI. Je pense que les TI gèrent leurs priorités selon une pondération bien logique où les points s’accumulent ainsi : complexité minimum + visibilité + impact + budget + nombres de bénéficiaires. Peut être que les projets géomatiques sont trop souvent une accumulation de facteurs repoussants : complexe + peu visible + peu d’impact + mal financé + peu de bénéficiaires. C’est face à de tels projets que les gens des TI deviennent peu sympathiques et peu collaboratifs.

Finalement, tout ce que je viens de dire relié à un contexte B2B, c’est ce qui se passe dans la majorité des mashups positionnant des punaises sur une carte mais fait dans des contextes B2C voir-même C2C (par des consommateurs pour des consommateurs). Que la carte soit belle ou non, issue d’un puissant système de Web-mapping d’un pionnier des SIG (Autodesk, Bentley, ESRI, Intergraph ou MapInfo), ou d’un filleul de l’OSGéo (MapServer, GeoServer, MapGuide OS) ou d’un géant du Web (Google, Microsoft, Yahoo!, MapQuest), relier les données d’un système corporatif de X millions de dollars au géospatial par de simples punaises est souvent le « icebreaker » et le « eye opener ».  Ce billet-ci entre le DOT (Department of transportation) du Texas et Virtual Earth est décourageant de simplicité (les deux images suivanters).

ecran1

ecran2

La prolifération et les succès des mashups et des « bidules » en mobilité / LBS devraient avoir enseignés aux grands penseurs et architectes hard-core GIS que ça commence souvent avec des punaises sur une carte.

Commençons par des punaises sur une carte… n’est-ce pas ainsi que les Google Maps de ce monde ont donné toute une leçon de communication à l’industrie!

Commentaires

Luc,

Je crois sincèrement que tu ne rencontre pas les bonnes personnes. Ceux que tu écoute, visiblement, cherchent une "réhabilitation" de leurs fonctions et de leur rôle dans leur organisation. Et si ce n’est pas le cas c’est une belle façon de les insulter. La réalité est que les ministères sont rendus beaucoup plus loin que le « paysage » que tu nous présente sous une forme simpliste et hautaine. Visiblement tu n’es pas dans l’action et très mal informé des projets qui sont présentement en réalisés dans les divers ministères. Quand on n’a que Google Maps à proposer comme solution ou modèle « d’affaires » prouve un manque de profondeur tant sur la connaissance des besoins de l’organisation que du contexte technologiques en place.

Yvan

Bonsoir Yvan,

Tout d’abord, merci de lire et contribuer à améliorer ce magazine par ta participation.

Imaginons plutôt que ton commentaire dirait quelques choses comme : « Luc, je suis pas d’accord et voici pourquoi »   et/ou :  « Peux-tu préciser que ce tu vient d’écrire car c’est une peu basic. Je sais que tu connais un peu l’industrie et ce qui se fait sur le marché en écrivant sur le sujet tous les jours et que tu as des mandats en services-conseils auprès de ministères beaucoup plus avancés que cela. »

Je vais éclaircir mon billet en allant en sens inverse, du dernier paragraphe au premier, juste pour le plaisir :

- Google Maps a donné une leçon de communication et mise en marché de façon globale avec des solutions très simples qui ont été immédiatement comprises,  aimées et adoptées. Quand on y pense, ces applications réussissent toujours bien à réunir deux mondes, c’est-à-dire un thème vertical (sérieux comme les feux de brousse en Australie ou pas sérieux comme la plupart de ces 100 exemples) et le territoire, la géographie.

- « prêcher par l’exemple » est le meilleur moyen de prouver rapidement, simplement et à peu de frais l’utilité du géospatial aux collègues et autres directions d’une organisation. Si ce genre de cartes avec punaises sont utiles le soir et les week-end en tant que simple consommateur / citoyen, pourquoi pas entre 9 et 5 la semaine, au bureau.

- peut importe la robustesse du système de web-mapping (SIG, OS ou APIs Web) supportant cette ou ces couches souvent constituées d’éléments ponctuels (punaises), c’est le thème en vedette dans la carte qui retient ’attention. Ce thème provient souvent d’un département/service/direction ayant fait appel au service géomatique pour concevoir et mettre en ligne l’application. Les systèmes d’information corporatifs sont nombreux, les budgets s’y rattachant sont souvent alléchants (aux yeux des gens de géomatique). Un bon moyen de faire partie des plans de la plus haute importance dans une organisation, c’est d’y mettre notre grain de sel. Souvent, ça commence par des punaises!

- les départements de TI, souvent séparés de la géomatique, aiment la sécurité, la stabilité et garder le contrôle sur la structure de la BD. Les SGBD spatiaux et les applications de Web-mapping sont exceptionnels, pleins d’exceptions et nécessitent plein d’attentions. Commencer avec une couche de punaises peut être très simple et une belle introduction à une visualisation géographique de données corporatives, d’une gestion documentaire géolocalisée, …

- oui, c’est encore surprenant dans un contexte « affaires » de voir l’impact et la magie autour d’une simple carte de punaises quand l’on peut cliquer dessus et obtenir de l’information provenant d’un autre système! En plus, ce genre d’application de base diminue le nombre d’appels aux cartographes pour réaliser une simple carte de localisation … une carte de punaises peut répondre à 78,9% de demandes en « self-service ».

- je parle bien aux bonnes personnes dans cet organisme et ils sont conscients qu’ils doivent faire mieux valoir leur direction, leur expertise et leurs données. Pour réussir, ils devront dégager du temps en diminuant les demandes ad hoc de production de cartes simples en donnant accès à l’information de base qui souvent, je le rappelle, se concrétise par des punaises. La phase suivante sera de rapidement s’impliquer dans des projets TI où ils pourront venir mettre leurs … leurs quoi? …. leurs punaises!

- je vais conclure en laissant intact mon titre : Il faudra commencer par des punaises sur une carte

 


 

Bonjour Yvan et Luc,

Je demande à ce "Yvan non vérifié" de bien signer son nom au complet afin que ses propos ne soient pas faussement attribués à d'autres Yvan qui écrivent également des commentaires dans cet excellent site web.

Je demande aussi à Luc de vérifier ceux qui utilisent un nickname ou un nom qui pourrait être faire croire que c'est une autre personne.

Ce exemple d'information ou d'opinion anonyme sur le web illustre bien une partie du problème de qualité de l'information des mashups ouverts à la participation publique. Dans le cas présent, cela peut mener à de fausses controverse (par exemple, 2 opinions incohérentes de 2 Yvan différents mais qui apparaissent comme étant une seule personne au lecteur) ou à la création potentielle d'un froid entre personnes (ex. résultat du ton moins respectueux utilisé dans le commentaire).

Il ne faut pas oublier que les sites participatifs sans contrôle sont similaires aux commérages sans fondement, avec toutes les informations vraies, amplifiées ou fausses présentées sous l'anonymat ou même de faux noms...

Donc, Luc, SVP, ne pas accepter les demi-signatures ni les signatures non-vérifiées.

Merci,

Yvan Bédard, Université Laval

Bonjour Yvan B.,

Merci. Je vais voir comment implanter ta suggestion afin que, peu importe les opinions car elles sont toutes bienvenues, les gens aient tout de même à s'identifier.

Sur ce, mesdames et messieurs, bonne journée.

 

Bonjour,

Tout est dans le titre. Dans mon entreprise, je suis le "département de SIG". En fait, j'utilise principalement les SIG (Mapinfo) pour le traitement et l'afichage de données géoenvironnementales. Notre compagnie est en affaire depuis 1966 et nous possèdons des masses d'informations sur la nature des sols dans notre région obtenues lors de projet comportant la réalisation de forage. à mon arrivé en 2002, ils étaient bien fière de me montrer des cartes murales avec des épingles sur laquelles étaient collés un numéro de projet (à la manière d'un petit drapeau).

Aujourd'hui, nous forçons la localisation des projets est référencée à l'ouverture du dossier. Nous avons aussin numérisé la localisation des anciens projets des cartes murales. Ces informtations sont disponibles à tous sur leur poste de travail.

Tout a commencé par des punaises sur une carte!

Simon Fleury

Bonjour,

          Je voudrais apporter certains changements sur Google Earth , genre adresse erroné. J'ai beau suivre la démarche , malheureusement sans résultat. Es ce que quelqu'un peut me dire de quelle façon je dois m'y prendre pour appliquer ces corrections . Merci

Peut être poser votre question dans un forum utilisateurs de Google Earth comme : http://www.tout-sur-google-earth.com/forum.htm

Merci.

[...] (12) communiquant avec un ordinateur client (10) pour lui présenter un mashup : des punaises sur une carte… Cela ressemble à la description des applications de type MapQuest et MapBlast populaires en [...]
[...] (12) communiquant avec un ordinateur client (10) pour lui présenter un mashup : des punaises sur une carte… Cela ressemble à la description des applications de type MapQuest et MapBlast populaires en [...]

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ est gardé secret et ne sera pas montré publiquement.
Afin de prévenir le spam, veuillez entrer le code de l'image.

Trouver

S'informer

Événements

« septembre 2010 »
dim.lun.mar.mer.jeu.ven.sam.
1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930

Commentaires récents

Partenaires institutionnels

BALIZ Conseil // BALIZ-MEDIA.com // GEO-FR.com
Accueil // Articles // Blogue // Communiqués de presse // Direct // Emplois // Événements // Fusion
Annoncer // À propos // Contact
Copyright © 2007 BALIZ inc. Tous droits réservés.
Politique de confidentialité | Conditions d'utilisation