J’ai écrit un peu sur ce que je faisais cette
semaine dans la Capitale Nationale (la fédérale, pas la provinciale)
alors que je suis ici pour écouter ce que
différents services d’une organisation
gouvernementale font et aimeraient faire en
géomatique… en vue d’une mise
à niveau dans leurs façons de livrer ce qui leur
est demandé mais aussi, travailler mieux pour livrer plus.
C’est le choc de la cartographie vs l’exploitation
de l’information via un rayonnement hors
département ou direction ou ministère. Les
efforts et le « workflow » pour faire de belles
cartes diffèrent de ceux visant à maintenir des
couches « live » et de les faire rayonner
ailleurs...
C’est assez incroyable de voir qu’outre la
cartographie, l’analyse thématique et
l’analyse spatiale qu’ils sont capables de faire
avec leur SIG, de simples punaises avec un « id »
unique relié à différents
systèmes corporatifs les mèneraient plus loin,
plus loin dans l’ADN des TIC de toute
l’organisation.
La géomatique se dit souvent incomprise par les TI. Je pense
que les TI gèrent leurs priorités selon une
pondération bien logique où les points
s’accumulent ainsi : complexité minimum +
visibilité + impact + budget + nombres de
bénéficiaires. Peut être que les
projets géomatiques sont trop souvent une accumulation de
facteurs repoussants : complexe + peu visible + peu d’impact
+ mal financé + peu de bénéficiaires.
C’est face à de tels projets que les gens des TI
deviennent peu sympathiques et peu collaboratifs.
Finalement, tout ce que je viens de dire relié à
un contexte B2B, c’est ce qui se passe dans la
majorité des mashups positionnant des punaises sur une carte
mais
fait dans des contextes B2C voir-même C2C (par des
consommateurs pour des consommateurs). Que la carte soit belle ou non,
issue d’un puissant système de Web-mapping
d’un pionnier des SIG (Autodesk, Bentley, ESRI, Intergraph ou
MapInfo), ou d’un filleul de l’OSGéo
(MapServer, GeoServer, MapGuide OS) ou d’un géant
du Web (Google, Microsoft, Yahoo!, MapQuest), relier les
données d’un système corporatif de X
millions de dollars au géospatial par de simples punaises
est souvent le « icebreaker » et le « eye
opener ». Ce billet-ci
entre le DOT (Department of transportation) du Texas et Virtual Earth
est décourageant de simplicité (les deux images suivanters).
La prolifération et les succès des mashups et des
« bidules » en mobilité / LBS devraient
avoir enseignés aux grands penseurs et architectes hard-core
GIS que ça commence souvent avec des punaises sur une carte.
Commençons par des punaises sur une carte…
n’est-ce pas ainsi que les Google Maps de ce monde ont
donné toute une leçon de communication
à l’industrie!





Commentaires
Luc,
Je crois sincèrement que tu ne rencontre pas les bonnes personnes. Ceux que tu écoute, visiblement, cherchent une "réhabilitation" de leurs fonctions et de leur rôle dans leur organisation. Et si ce n’est pas le cas c’est une belle façon de les insulter. La réalité est que les ministères sont rendus beaucoup plus loin que le « paysage » que tu nous présente sous une forme simpliste et hautaine. Visiblement tu n’es pas dans l’action et très mal informé des projets qui sont présentement en réalisés dans les divers ministères. Quand on n’a que Google Maps à proposer comme solution ou modèle « d’affaires » prouve un manque de profondeur tant sur la connaissance des besoins de l’organisation que du contexte technologiques en place.
Yvan
Bonsoir Yvan,
Tout d’abord, merci de lire et contribuer à améliorer ce magazine par ta participation.
Imaginons plutôt que ton commentaire dirait quelques choses comme : « Luc, je suis pas d’accord et voici pourquoi » et/ou : « Peux-tu préciser que ce tu vient d’écrire car c’est une peu basic. Je sais que tu connais un peu l’industrie et ce qui se fait sur le marché en écrivant sur le sujet tous les jours et que tu as des mandats en services-conseils auprès de ministères beaucoup plus avancés que cela. »
Je vais éclaircir mon billet en allant en sens inverse, du dernier paragraphe au premier, juste pour le plaisir :
- Google Maps a donné une leçon de communication et mise en marché de façon globale avec des solutions très simples qui ont été immédiatement comprises, aimées et adoptées. Quand on y pense, ces applications réussissent toujours bien à réunir deux mondes, c’est-à-dire un thème vertical (sérieux comme les feux de brousse en Australie ou pas sérieux comme la plupart de ces 100 exemples) et le territoire, la géographie.
- « prêcher par l’exemple » est le meilleur moyen de prouver rapidement, simplement et à peu de frais l’utilité du géospatial aux collègues et autres directions d’une organisation. Si ce genre de cartes avec punaises sont utiles le soir et les week-end en tant que simple consommateur / citoyen, pourquoi pas entre 9 et 5 la semaine, au bureau.
- peut importe la robustesse du système de web-mapping (SIG, OS ou APIs Web) supportant cette ou ces couches souvent constituées d’éléments ponctuels (punaises), c’est le thème en vedette dans la carte qui retient ’attention. Ce thème provient souvent d’un département/service/direction ayant fait appel au service géomatique pour concevoir et mettre en ligne l’application. Les systèmes d’information corporatifs sont nombreux, les budgets s’y rattachant sont souvent alléchants (aux yeux des gens de géomatique). Un bon moyen de faire partie des plans de la plus haute importance dans une organisation, c’est d’y mettre notre grain de sel. Souvent, ça commence par des punaises!
- les départements de TI, souvent séparés de la géomatique, aiment la sécurité, la stabilité et garder le contrôle sur la structure de la BD. Les SGBD spatiaux et les applications de Web-mapping sont exceptionnels, pleins d’exceptions et nécessitent plein d’attentions. Commencer avec une couche de punaises peut être très simple et une belle introduction à une visualisation géographique de données corporatives, d’une gestion documentaire géolocalisée, …
- oui, c’est encore surprenant dans un contexte « affaires » de voir l’impact et la magie autour d’une simple carte de punaises quand l’on peut cliquer dessus et obtenir de l’information provenant d’un autre système! En plus, ce genre d’application de base diminue le nombre d’appels aux cartographes pour réaliser une simple carte de localisation … une carte de punaises peut répondre à 78,9% de demandes en « self-service ».
- je parle bien aux bonnes personnes dans cet organisme et ils sont conscients qu’ils doivent faire mieux valoir leur direction, leur expertise et leurs données. Pour réussir, ils devront dégager du temps en diminuant les demandes ad hoc de production de cartes simples en donnant accès à l’information de base qui souvent, je le rappelle, se concrétise par des punaises. La phase suivante sera de rapidement s’impliquer dans des projets TI où ils pourront venir mettre leurs … leurs quoi? …. leurs punaises!
- je vais conclure en laissant intact mon titre : Il faudra commencer par des punaises sur une carte
Bonjour Yvan et Luc,
Je demande à ce "Yvan non vérifié" de bien signer son nom au complet afin que ses propos ne soient pas faussement attribués à d'autres Yvan qui écrivent également des commentaires dans cet excellent site web.
Je demande aussi à Luc de vérifier ceux qui utilisent un nickname ou un nom qui pourrait être faire croire que c'est une autre personne.
Ce exemple d'information ou d'opinion anonyme sur le web illustre bien une partie du problème de qualité de l'information des mashups ouverts à la participation publique. Dans le cas présent, cela peut mener à de fausses controverse (par exemple, 2 opinions incohérentes de 2 Yvan différents mais qui apparaissent comme étant une seule personne au lecteur) ou à la création potentielle d'un froid entre personnes (ex. résultat du ton moins respectueux utilisé dans le commentaire).
Il ne faut pas oublier que les sites participatifs sans contrôle sont similaires aux commérages sans fondement, avec toutes les informations vraies, amplifiées ou fausses présentées sous l'anonymat ou même de faux noms...
Donc, Luc, SVP, ne pas accepter les demi-signatures ni les signatures non-vérifiées.
Merci,
Yvan Bédard, Université Laval
Bonjour Yvan B.,
Merci. Je vais voir comment implanter ta suggestion afin que, peu importe les opinions car elles sont toutes bienvenues, les gens aient tout de même à s'identifier.
Sur ce, mesdames et messieurs, bonne journée.
Bonjour,
Tout est dans le titre. Dans mon entreprise, je suis le "département de SIG". En fait, j'utilise principalement les SIG (Mapinfo) pour le traitement et l'afichage de données géoenvironnementales. Notre compagnie est en affaire depuis 1966 et nous possèdons des masses d'informations sur la nature des sols dans notre région obtenues lors de projet comportant la réalisation de forage. à mon arrivé en 2002, ils étaient bien fière de me montrer des cartes murales avec des épingles sur laquelles étaient collés un numéro de projet (à la manière d'un petit drapeau).
Aujourd'hui, nous forçons la localisation des projets est référencée à l'ouverture du dossier. Nous avons aussin numérisé la localisation des anciens projets des cartes murales. Ces informtations sont disponibles à tous sur leur poste de travail.
Tout a commencé par des punaises sur une carte!
Simon Fleury
Bonjour,
Je voudrais apporter certains changements sur Google Earth , genre adresse erroné. J'ai beau suivre la démarche , malheureusement sans résultat. Es ce que quelqu'un peut me dire de quelle façon je dois m'y prendre pour appliquer ces corrections . Merci
Peut être poser votre question dans un forum utilisateurs de Google Earth comme : http://www.tout-sur-google-earth.com/forum.htm
Merci.
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