Savoir en tout temps où se trouve son enfant, son adolescent, son amoureux, son sac à dos, un parent âgé atteint d’Alzheimer, un prisonnier en liberté conditionnelle, l’automobile d’un assuré…etc. Est-ce une intrusion intolérable dans la vie privée ? Un véritable débat éthique s’installe actuellement, avec la venue d’offres sur le marché, et l’éclosion d’applications de plus en plus nombreuses et diversifiées.
Le Figaro présente d’ailleurs aujourd’hui un article intéressant sur le sujet. Si l’avancement de la technologie actuelle ne fait aucun doute, c’est sur le bien fondé de son utilisation que l’on se questionne.
Le Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), qui est chargée d’évaluer la menace à la vie privée que constitue la géolocalisation, maintient que :
« …Avec l'essor du traçage, sans qu'on y prenne garde, nous pourrions nous réveiller dans un monde où l'on ne serait jamais certain de ne pas être suivi en permanence ».
Il y a pourtant deux côtés à la médaille : D’une part, pour certains individus, la géolocalisation amène une meilleure qualité de vie, plus de possibilités, comme dans le cas d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, qui pourrait se voir accorder d’avantage de sorties autonomes, car elle peut être retrouvée facilement si elle s’égare. Pensons aussi à l’automobiliste dont les habitudes de conduite jugées moins risquées (vitesse, heures et lieux de sortie) par une compagnie d’assurance, lui permettent de payer une prime moins élevée…
Par contre, il y a effectivement les risques d’abus, et l’instauration d’un climat constant de crainte, comme si le fait de pouvoir en tout temps être géolocalisé devenait un gage de sécurité… On a d’ailleurs récemment vu la montée croissante au Mexique d’une pratique consistant à implanter une puce GPS permettant de retracer une personne en cas d’enlèvement. Les nouveaux-nés non plus ne sont pas négligés, car aux États-Unis, mais aussi ailleurs dans le monde, comme en France, des maternités installent de plus en plus de bracelets aux pieds des bébés, à la demande des parents, qui veulent être rassurés.
Un article intéressant, qui nous rappelle à quel point la géolocalisation des personnes et des biens maintenant possible suscite des questions controversées… qui risquent bien d’être dépassées par l’assaut de ce marché ô combien lucratif…
Crédit photo : Le Figaro.





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