Le texte qui suit est extrait de l’article « Industrie du géospatial : Bilan du premier trimestre 2008 » du 1er avril dernier, alors que trois tendances sont soulignées à chaque bilan trimestriel. Voici la tendance 3 de 9, en attendant la parution du quatrième et dernier bilan trimestriel 2008 en décembre présentant les tendances 10, 11 et 12.
3. La valeur des données
L’expression « Content is King » n’a jamais été aussi vraie, et parce que l’information a de la valeur, elle a aussi un coût. La collaboration de masse que permettent les modèles de type Web 2.0 représente une opportunité en or pour les organisations qui commercialisent et exploitent des données.
Le 15 février, TomTom annonçait qu’en 6 mois seulement, 500 000 utilisateurs de ses produits GPS/PND (Personal Navigation Device) avaient effectué plus d’un million de corrections aux données présentes sur les cartes. Aucun modèle n’est parfais et celui-ci a le défaut d’enrichir gratuitement le capital informationnel d’une compagnie mais l’avantage d’améliorer l’offre rapidement par l’intelligence et la force de la communauté d’usagers.
Les acquisitions de Géo3D par Trimble et de Caligari par Microsoft illustrent une autre tendance. Elles montrent l’intérêt pour des méthodes et technologies facilitant la création de données servant à l’identification et au positionnement d’infrastructures, la représentation de bâtiments et la création d’un monde numérique à l’échelle humaine.
À ce sujet, de nouveaux joueurs très innovants font parler d’eux. EarthMine épate par sa technologie de saisie panoramique de paysage, assez pour remporter le premier prix du très populaire concours « Crunchies 2007 » organisé par, entre autres, TechCrunch. Une autre compagnie, MapJack, apparaît sur nos radars et oeuvre également dans la cartographie/photographie à la « first person view ».
Une raison évidente de cet engouement pour la donnée et de plus en plus pour le 3D et l’immersion urbaine, est la course à l’information locale. Ce niveau de détails permet de développer des modèles publicitaires de plus en plus pertinents et personnalisés par des joueurs comme Google/Microsoft/Yahoo!, les groupes de type Pages Jaunes, et les compagnies de télécommunications (voir notre article sur le local search).
L’autre raison de ce besoin de données 2D et 3D ô combien capitales pour les gouvernements, utilités publiques, firmes d’ingénierie et grands propriétaires, concerne les très coûteuses infrastructures. Une partie de la planète est aux prises avec le vieillissement de ces dernières combiné à des soucis budgétaires pour arriver à les entretenir, alors qu’une autre partie de la planète (le B.R.I.C et le Moyen-Orient) connaît au contraire, une explosion démographique et/ou prospérité économique qui a pour effet de multiplier les grands chantiers.
Le côté ludique des globes 3D, des mondes virtuels, des jeux et de l’animation vient accélérer et consolider les efforts du côté plus sérieux de la gestion des infrastructures et des ressources naturelles, de la mobilité et des transports, des communications et du commerce. Le CAO converge vers les SIG, en 2D et 3D.
Complément / mise-à-jour sur le sujet issue des second et troisième bilans :
De ce point fort et très vaste sur "La valeur des données" découle la tendance 4, présenté au bilan du second trimestre "4. Encourager la participation" mais également la 8, sur "L'organisation des SDI", du bilan du Q3.
Note aux gens de la région de Québec : BALIZ organise un séminaire le 16 décembre faisant la synthèse de l'actualité et des tendances de 2008 : "Une heure ICI : BILAN 2008 de l'industrie du géospatial".





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