Le sujet est au cœur de nos préoccupations mais le fait qu’on en parle si fréquemment dans les journaux généralistes confirme que la tendance prend de l’ampleur : La cartographie n’est plus l’exclusivité de quelques individus formés aux concepts et techniques…
Comme le soulignait d’ailleurs Michael Goodchild lors de son passage à l’Université Laval la semaine dernière, de simples volontaires le moindrement motivés s’appliquent désormais à créer des informations aussi diverses que spécifiques sur le territoire et ce mouvement apporte une réelle contribution à la géographie. Cette conséquence directe du Web 2.0 a non seulement facilité la recherche d’information par l’individu, mais lui a donné les moyens d’y participer activement.
Le Globe and Mail a d’ailleurs publié il y a quelques jours un article qui met en évidence la prolifération de mashups cartographiques sur le Web.
L’article en question donne en exemple le cas d’un ingénieur américain, Virender Ajmani, qui est l’un des créateurs de mashups les plus prolifiques du monde. Pour ce dernier, il s’agit réellement d’un moyen de communiquer avec les autres. S’il est peu versé vers les grandes discussions, il est toutefois très doué pour créer des cartes touchant la communauté, toutes aussi variées les unes que les autres.
Mais cette prolifération n’est pas sans heurter au passage « l’establishment » officiel de la production cartographique. Alors que certaines institutions surfent sur la vague de la néo-géographie (comme la ville de Nanaimo en Colombie-Britannique), l’article met aussi en évidence l’autre côté de la médaille… en espérant que ces deux mondes trouvent une façon de cohabiter !





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