Le secteur de la construction fait face à des défis anciens et nouveaux auxquels les nouvelles technologies permettent de répondre. Le Projet eXpert, porté par la DGE en collaboration avec le MEDAD et douze regroupements professionnels français impliqués dans le secteur de la construction, dont l’Ordre des Géomètres-Experts, vise justement à mettre en place des moyens harmonisés de communication de l’information reliée au bâtiment, et en particulier à :
- progresser vers l'ingénierie concourante, autour de la maquette numérique (ou BIM), basée sur le format de données standard mondial IFC, seul gage de fluidité de l'information technique, c'est à dire d'interopérabilité;
- harmoniser les pratiques des différents intervenants de l'amont vers l'aval, sur toute la chaîne numérique de l'acte de construire, depuis les géomètres-experts, la maîtrise d'ouvrage, les maîtrises d'oeuvre, les entreprises et artisans, les industriels, jusqu'aux gestionnaires de patrimoine, en impliquant les structures professionnelles de toutes tailles;
- atteindre une maîtrise accrue des technologies de l'information et la communication, grâce à un engagement résolu des maîtrises d'ouvrage publiques et privées;
- faciliter et accompagner l'appropriation des TIC par toutes les catégories de professionnels, y compris les PME/PMI, à l'horizon 2010.
La démarche s’appuie sur huit groupes de travail formés par les partenaires professionnels qui devront, de mi-2007 à mi-2009, définir les attentes du secteur face aux technologies et exprimer des recommandations.
Encore du travail à faire
Parce que la géolocalisation est un aspect important des projets de construction, l’un de ces groupes s’est appliqué à faire le tour du sujet, en menant un sondage parmi plus de 400 professionnels. Il en a résulté ce livre blanc dans lequel on apprend, entre autres, que :
- 85% des répondants au sondage travaillent en coordonnées locales. Il y a donc nécessité de sensibiliser les professionnels à l’obligation de rattachement;
- La plupart des personnes sondées ne connaissent pas la norme IFC, qui est une standardisation de format informatique à l’échelle internationale qui garantit l’interopérabilité entre logiciels;
- 70% des sondés estiment que la modélisation des informations des bâtiments (BIM ou maquette numérique) est nécessaire, mais que les moyens actuels ne permettent pas de la réaliser facilement. Les principales difficultés mises en avant sont la cohérence et la pertinence des données, le déficit de données numériques et la mobilisation des maîtres d’ouvrage.
Il y a donc du travail à faire pour en arriver à la valorisation de la géoréférence et à une réelle interopérabilité à tous les stades de la construction, et pour tous ses composants. Avec le rapprochement du CAD et du BIM, et l’établissement de normes, la géolocalisation semble vouloir devenir possible et souhaitable non seulement en amont des travaux de construction, lors des relevés terrain, mais tout au long du processus; chaque sous-système de l’édifice devant nécessairement être positionné dans son ensemble… est-ce prévu dans la démarche ?





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