Justifier un investissement dans un projet d’implantation de technologies géospatiales nécessite la préparation d’un dossier bien étoffé. L’investissement initial peut être important, et les bénéfices, flous. De plus, les décideurs sont souvent confrontés à de nombreux projets, parmi lesquels ils doivent choisir où investir, et un manque de connaissance des technologies géospatiales et de leurs avantages laisse souvent ces projets en second plan.
Alors que les coûts d’investissement sont assez faciles à estimer, comment quantifier les bénéfices ?
GITA (Geospatial Information & Technology Association) a produit un livre sur le sujet, intitutlé « Building a Business Case for Geospatial Information Technology: A Practitioner’s Guide to Financial Strategic Analysis » et tient même des ateliers où les participants peuvent quantifier les éléments nécessaires pour justifier la mise en place de projets géospatiaux d’envergure.
Un exemple
Ce qui est intéressant, c’est que GITA donne aussi accès à l’analyse financière réalisée pour le compte de l’état de l’Iowa (États-Unis), montrant avec un bon niveau de détails comment l’implémentation d’une infrastructure de données géospatiales (IGI) à l’échelle de l’état pouvait être un projet rentable. Cette analyse, complétée en juillet dernier, impliquait 99 comtés et de nombreuses agences, dont les besoins étaient très diversifiés et l’utilisation des technologies géospatiales à des stades différents. On y présente les différentes économies (en données, en temps) et gains attendus.
Grosso modo, la valeur actuelle nette de la mise en place de l’IGI est estimée à 271 millions de dollars, et le retour sur investissement annualisé est de 24,21%. En tout et pour tout, le seuil de rentabilité sera atteint en 2010. Une bonne référence pour ceux et celles qui abordent une réflexion.





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