L’honorable Jim Prentice, ministre de l’Industrie a écrit à Alliant Techsystems, tard hier soir, qu’en vertu de la loi sur Investissement Canada, « il n'était toujours pas d'avis que sa demande d'acquisition de la division des systèmes d'information de MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA) serait vraisemblablement à l'avantage net du Canada ».
Ainsi, conformément à cette décision, ATK ne peut acquérir, comme elle le proposait, la division des systèmes d'information de MDA. RADARSAT-2, qui fait partie de la division des systèmes d’information de MDA, restera donc entre les mains d’intérêts canadiens.
Par cette transaction, MDA souhaitait accéder à des contrats de la défense américaine, inaccessibles sinon à des firmes étrangères. De son côté, Alliant souhaitait mettre la main sur des technologies de pointe et un bassin de travailleurs hautement qualifiés, notamment dans le domaine de la robotique. (Voir le Globe and Mail).
Il s’agit de la toute première fois depuis l’entrée en vigueur de la loi sur Investissement Canada il y a 19 ans qu’une transaction est freinée par le gouvernement fédéral. Jim Prentice a toutefois tenu à préciser que les investissements étrangers jouent en général un rôle très positif sur le plan concurrentiel pour le Canada, en amenant capitaux, savoirs et technologies au pays. Pour être acceptée, les bénéfices nets pour le Canada doivent être clairement démontrés, ce qui n’est pas le cas de l’affaire en question.
De son côté, MDA a déclaré ce matin dans un communiqué qu’elle continuerait à suivre son plan d’affaires à long terme, qui vise à faire croître ses affaires, et à générer des bénéfices pour ses investisseurs…
Pour amoindrir le choc (?) quelques heures après avoir annoncé sa décision, Jim Prentice procédait à l’annonce d’un contrat de 4 ans à MDA (109 millions $), pour le soutien des activités de la station spatiale internationale.
Image: La Presse canadienne.





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