Une bonne connaissance du territoire ne peut plus se passer de la vue globale et de plus en plus précise, qu’apportent les satellites en orbite autour de la terre. Des événements récents indiquent que plus que jamais, les satellites de pointe font l’objet de convoitise des autorités publiques et privées.
L’entente convenue entre Google et GeoEye il y a quelques jours était surprenante en soi. Mais, parallèlement aux raisons évidentes de cette opportunité d’affaires (Google souhaite avoir un canal exclusif pour l’alimentation de Google Earth et Google Maps), y-a-t-il un petit secret qui pourrait expliquer le logo de Google sur la fusée de lancement de GeoEye-1 et la présence des deux fondateurs Brin et Page dans les premières loges lors de l’événement ?
Eric Jackson, un analyste de Seeking Alpha, a discuté des arguments, qui selon lui, positionnent Google comme un acheteur privilégié de GeoEye. Il mentionne tout d’abord qu’acquérir GeoEye apporterait à Google des outils et toute une chaîne de traitement et de valorisation de l’imagerie. De plus, GeoEye commence déjà à plancher sur un GeoEye-2, ce qui lui donne le vent dans les voiles, alors que son principal rival, DigitalGlobe entame des démarches pour devenir une compagnie publique (procédure qui retarderait le lancement d’autres satellites). Et considérant l’arrivée prochaine de mobiles opération sous Android, la porte serait ouverte à d’autres intégrations intéressantes.

Lancement de GeoEye-1 le 6 septembre dernier. (Crédit photo : Zataz.com).
L’acquisition de GeoEye par Google serait toutefois un geste surprenant, qui contrasterait définitivement avec le message livré par Michael T. Jones, Chief Technology Advocate de Google, lors de GeoWeb, qui a réitéré à plusieurs reprises le fait que Google ne souhaitait toujours pas s’investir dans le contenu.
Malgré tout, Eric Jackson croit que si une telle acquisition devait se faire, ce sera d'ici la fin de l'année, avant que des discussions entre GeoEye et d’autres parties prenantes ne soient trop avancées face aux spécifications d’un successeur à GeoEye-1.
Pendant ce temps, les services d’intelligence américains, qui s’approvisionnent massivement du côté du privé, suite à un mot d’ordre présidentiel dictant de favoriser le secteur commercial, semblent à la recherche de solutions alternatives en termes d’imagerie… faut-il y voir un signe ?
Quoi qu’il en soit, le Pentagone souhaite d’une part acquérir et lancer deux satellites dans les prochaines années pour combler ses besoins en imagerie géospatiale, et a, d’autre part, entamé des discussions avec les consortiums propriétaires de technologies d’imagerie spatiale, comme MDA, qui gère les opérations de RADARSAT-2. Selon un article de CanWest News Service, les services d’intelligence américains réfléchissent aux coûts et aspects technologiques associés au développement de leur propre clone du tout dernier satellite canadien, malgré l’abandon récent de leur programme radar.





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