Dans son édito spontané du 4 décembre dernier, Luc Vaillancourt rebondit sur un l’article publié le même jour par le quotidien Le Soleil, et intitulé :"Trois facultés de l’Université Laval en déficit". Je ne m’étendrais pas ici sur cet article du Soleil, sauf à préciser que l’analyse qui y est donnée à lire me semble quelque peu partielle et simpliste.
Je souhaite en revanche répondre à la lecture un peu rapide qu’en fait Luc Vaillancourt. Ce dernier pointe en effet du doigt la faculté de foresterie et de géomatique , l’une des trois facultés identifiées dans le Soleil. Si je lis correctement les propos de Luc Vaillancourt, il y aurait une relation de causalité entre un déficit de la faculté de foresterie et de géomatique et la difficulté qu’elle aurait à maintenir ses effectifs étudiants, et en particulier dans les programmes de géomatique. Sur ce premier point, je souhaite réagir.
Rappelons que la faculté de la faculté de foresterie et de géomatique est composée de trois départements: géographie, sciences du bois et de la forêt et sciences géomatiques. Au cours des 5 dernières années, le département des sciences géomatiques a vu ses effectifs demeurer stables voir croître légèrement. Les relations causales proposées par Luc Vaillancourt ne sont donc pas correctes.
Luc Vaillancourt poursuit ensuite son analyse en avançant que les programmes offerts par le département des sciences géomatiques ne seraient pas assez lisibles et ouverts, trop centrés sur la formation, je le cite, de "sérieux arpenteur-géomètres et de savants géomaticiens..." .
Ces formations ne seraient plus en phase avec une géomatique étendue, porteuse de « choses simples et amusantes », le géospatial. Sur ce second point, je souhaite réagir également. Les programmes de formation offerts par le département des sciences géomatiques aux trois cycles ont été récemment révisés pour justement mieux "coller" à cette démocratisation de la géomatique.
Ils prennent déjà en partie en compte les éléments évoqués par Luc Vaillancourt. 75% des étudiants aux études supérieures en géomatique proviennent par exemple d’autres disciplines que la géomatique et ces étudiants n’aspirent à devenir ni de sérieux arpenteur-géomètres, ni de savants géomaticiens, mais simplement des professionnels biologistes, archéologues, géographes, aménagistes, géologues… avertis et capables de mobiliser "comme" et "quand" il le faut, les méthodes et technologies géospatiales. Ce que Luc Vaillancourt rassemble sous le vocable de néo-géographie (LBS, cartographie sur le web...) fait d’ores et déjà partie intégrante des nouveaux cours offerts dans les programmes des trois cycles en géomatique.
Des professeurs du département des sciences géomatiques sont déjà activement impliqués dans des projets de recherche, en partenariat avec des éditeurs de jeux par exemple, centrés sur la réalité augmentée, le jeux, la mobilité ou encore l’open-source.
J’ai d’ailleurs proposé à Luc Vaillancourt de constituer un petit dossier de synthèse en ce début d’année 2008 qui permettra, j’en suis persuadé, de remettre les pendules à l’heure en montrant combien le département des sciences géomatiques est d’ores et déjà activement impliqué dans le géospatial et combien il contribue non seulement à former des arpenteurs-géomètres et des ingénieurs en géomatique, qui quoique sérieux et savants n’en sont pas moins heureux, mais aussi à former des utilisateurs avertis dans des domaines d’application de plus en plus nombreux, jouant ainsi un rôle essentiel de catalyseur dans la diffusion de la géomatique bien au-delà de ses frontières traditionnelles.
Stéphane Roche, Professeur et directeur du département des sciences géomatiques
Dans son édito spontané du 4 décembre dernier, Luc Vaillancourt rebondit sur un l’article publié le même jour par le quotidien Le Soleil, et intitulé :"Trois facultés de l’Université Laval en déficit". Je ne m’étendrais pas ici sur cet article du Soleil, sauf à préciser que l’analyse qui y est donnée à lire me semble quelque peu partielle et simpliste.
Je souhaite en revanche répondre à la lecture un peu rapide qu’en fait Luc Vaillancourt. Ce dernier pointe en effet du doigt la faculté de foresterie et de géomatique , l’une des trois facultés identifiées dans le Soleil. Si je lis correctement les propos de Luc Vaillancourt, il y aurait une relation de causalité entre un déficit de la faculté de foresterie et de géomatique et la difficulté qu’elle aurait à maintenir ses effectifs étudiants, et en particulier dans les programmes de géomatique. Sur ce premier point, je souhaite réagir.
Rappelons que la faculté de la faculté de foresterie et de géomatique est composée de trois départements: géographie, sciences du bois et de la forêt et sciences géomatiques. Au cours des 5 dernières années, le département des sciences géomatiques a vu ses effectifs demeurer stables voir croître légèrement. Les relations causales proposées par Luc Vaillancourt ne sont donc pas correctes.
Luc Vaillancourt poursuit ensuite son analyse en avançant que les programmes offerts par le département des sciences géomatiques ne seraient pas assez lisibles et ouverts, trop centrés sur la formation, je le cite, de "sérieux arpenteur-géomètres et de savants géomaticiens..." .
Ces formations ne seraient plus en phase avec une géomatique étendue, porteuse de « choses simples et amusantes », le géospatial. Sur ce second point, je souhaite réagir également. Les programmes de formation offerts par le département des sciences géomatiques aux trois cycles ont été récemment révisés pour justement mieux "coller" à cette démocratisation de la géomatique.
Ils prennent déjà en partie en compte les éléments évoqués par Luc Vaillancourt. 75% des étudiants aux études supérieures en géomatique proviennent par exemple d’autres disciplines que la géomatique et ces étudiants n’aspirent à devenir ni de sérieux arpenteur-géomètres, ni de savants géomaticiens, mais simplement des professionnels biologistes, archéologues, géographes, aménagistes, géologues… avertis et capables de mobiliser "comme" et "quand" il le faut, les méthodes et technologies géospatiales. Ce que Luc Vaillancourt rassemble sous le vocable de néo-géographie (LBS, cartographie sur le web...) fait d’ores et déjà partie intégrante des nouveaux cours offerts dans les programmes des trois cycles en géomatique.
Des professeurs du département des sciences géomatiques sont déjà activement impliqués dans des projets de recherche, en partenariat avec des éditeurs de jeux par exemple, centrés sur la réalité augmentée, le jeux, la mobilité ou encore l’open-source.
J’ai d’ailleurs proposé à Luc Vaillancourt de constituer un petit dossier de synthèse en ce début d’année 2008 qui permettra, j’en suis persuadé, de remettre les pendules à l’heure en montrant combien le département des sciences géomatiques est d’ores et déjà activement impliqué dans le géospatial et combien il contribue non seulement à former des arpenteurs-géomètres et des ingénieurs en géomatique, qui quoique sérieux et savants n’en sont pas moins heureux, mais aussi à former des utilisateurs avertis dans des domaines d’application de plus en plus nombreux, jouant ainsi un rôle essentiel de catalyseur dans la diffusion de la géomatique bien au-delà de ses frontières traditionnelles.
Stéphane Roche, Professeur et directeur du département des sciences géomatiques